Je veux GROOVER comme Justin Timberlake mais je DANSE comme un POULPE

Quand je me mets à danser, j’ai toujours l’impression de bouger à la Michael Jackson…

Sauf qu’il est plutôt certain, maintenant – au vu de la foule qui s’écarte de moi, apeurée – que j’ai surtout tendance à bouger comme un gros poulpe qui s’asphyxie. Et que je suis donc un danger pour mes semblables.

Alors j’ai cherché des techniques pour essayer d’avoir l’air un peu moins con en soirée.

 

1. L’emplacement

Je me suis dit que la danse, c’était un état d’esprit plus qu’un vrai don, quoi… Sauf qu’à voir le regard horrifié de mes amis quand je danse, j’ai plutôt compris que tout n’était qu’une question de point de vue. Alors au lieu de changer d’amis – ce qui leur pend au nez, soit dit en passant – j’ai opté pour la diversion. Je trouve le coin le moins éclairé de toute la salle, celui où il fait le plus sombre. Avec un peu de chance, dans la pénombre, j’aurai presque l’air de bien danser. Avec les effets d’ombre, parfois, on a des belles surprises, hein…

 

2. L’allié

Je me suis dit que je n’avais pas besoin de savoir danser comme Justin Timberlake pour avoir la classe, mais qu’il fallait simplement que je créé une illusion d’optique. Traduction : je ne quitte pas une seule seconde ma cousine Dorothée, celle qui danse PIRE qu’un poule unijambiste bourré. Parce que je donnerais forcément l’impression de bien danser. Ou en tout cas, de danser moins mal. Et c’est tout ce qui compte !

 

3. La diversion

Comme j’ai bien compris que Beyoncé et moi, on ne jouait pas dans la même cour (si ça peut lui faire plaisir), j’ai opté pour la diversion. Alors je reste assise pendant la soirée et je me contente de danser du buste. Déjà, je suis sûre de ne blesser personne avec une choré qui laisserait à désirer et en plus, je garde un semblant de dignité. Tout gagné.

 

4. Les répétitions

Histoire d’être vraiment bien calée, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes : quand j’ai une soirée de prévue, je révise des pas de danse tous les soirs au moins dix jours avant ! Comme ça, pas de place à l’impro, j’applique mes cours de danse à la lettre et j’impressionne toute la clique. Enfin, du moins, je n’effraie personne, quoi. Et c’est déjà pas mal.

5. Le coup en douce

Bon, comme aux grands maux les grands remèdes, si vraiment je n’ai ni le temps de préparer une choré ni le temps de bosser les pas de base, je sors les grands moyens : j’appelle les flics en douce pour qu’ils viennent faire éteindre la musique pour tapage… Comme ça, pas besoin de gérer le problème de mon rythme d’oursin bourré. Et ça m’évitera de faire fuir le beau brun du fond, là-bas !

 

AP

Crédit Photo / Pinterest