6 ASTUCES pour paraître MOINS BIZARRE en société

Ça vient comme ça, je ne sais pas pourquoi, la conversation est normale, les gens sont à peu près normaux et moi, je balance le truc qu’il ne faut pas, tripote la nappe comme un doudou ou sort une grosse blague vraiment mal à propos…

Je suis un peu bizarre, je me surprends moi-même parfois et sincèrement, ce n’est pas un cadeau.

Alors je tente de recadrer mon moi interne par ces quelques subterfuges.

1. Je me tais

Méthode qui a fait ses preuves : se taire, écrire des lettres sur son palais ou tourner sa langue dans sa bouche (mais ça, ça se voit et ça donne l’effet d’être une vache brouteuse).

Analyser la situation, observer les gens qui m’entourent, flairer le loup… C’est beaucoup plus salvateur ensuite pour ouvrir le bec avec justesse.

2. Je croise les bras

Je ne peux pas m’empêcher de tout toucher. Toucher le bouquet sur la table, tâter les coussins de la banquette, observer de (trop) près les verres…

Et comme je suis maladroite, une fois sur deux ce geste anodin se transforme en apocalypse : fourchette qui tombe, serveur hélé à la va-vite, levez de bras, coup de genoux dans la table, verre du voisin renversé…

Donc avant de déclencher le drame, je me pose, je croise les bras et me retiens.

3. J’arrête les blagues

Je me suis fait tatouer : quand tu ne connais pas tu ne blagues pas.

Bien sûr je ne parle pas là d’humour, tout à fait à propos en société. Je parle de la bonne blague qui va trop loin et qui ne passe qu’avec ses meilleurs amis qu’on connait depuis 10 ans et qui savent que c’est pour rire…

Car de prime abord, on ne comprend pas forcément mon 14ème degré…

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4. Je cesse de toucher

Oui bon OK il m’est arrivé de donner une tape dans le dos à mon voisin de table que je ne connaissais que depuis vingt minutes et qui était un petit peu trop âgé pour ce genre de familiarité…

Donc je me retiens, je garde mes mains bien posées sur la table et je modère mes ardeurs.

5. Je me voile de mystère

Raconter l’anecdote du canyoning en famille qui a mal tourné parce que je me suis fait une entorse n’intéresse que… ma famille, et encore.

Cette anecdote sur mes premières règles doit aussi se taire à jamais…

Bref, je me voile de mystère pour ne pas révéler quelques péripéties de vie qui me classe d’emblée dans la case « weird ».

6. Je gère mes tocs

C’est vrai, j’aime bien faire des montagnes avec ma purée avant de lui tasser la tête et de dessiner des formes ma fourchette… J’aime aussi écraser mes petits pois ou coincer mon pied sous ma cuisse…

Mais j’apprends à me retenir car en diner client, c’est un peu étrange, on me regarde avec inquiétude et je sens bien leur questionnement : « Est-elle complètement folle ou a-t-elle 10 ans ? »

 

C’est dur d’évoluer dans une société trop normée.

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