Vis ma vie de Freelance

Dans la grande jungle de la vie, les différentes espèces de professionnels sont d’une diversité digne des plus grands documentaires animaliers. Et j’aimerais en ce jour attirer l’attention sur le Bloggeusis Freelancius, espèce rare dont on ne parle pas assez à mon goût (et je ne dis pas ça parce que j’en fais partie, bien sûr que non).

Également connues sous le nom vernaculaire de « bloggeuses freelance », nous occupons en effet une place bien particulière dans la société. Enviées par certains, méprisées par d’autres, les bloggeuses ont un quotidien bien particulier, que voici.

1. Le regard des autres

« Et toi, tu fais quoi dans la vie ? » Aaaah, cette question si anodine qui arrive systématiquement après que tout le monde à table ait présenté l’incroyable boîte pour laquelle elle travaille… J’ai bien envie de leur dire la vérité, mais je sais pertinemment que mon « Oh, moi ? Je suis bloggeuse ! » sera interprété par « Oh, moi ? Je suis au RSA ! ». Et j’aurai beau leur expliquer à quel point je suis épanouie (peut-être même plus qu’eux…) et gagne correctement ma vie, ils ne voudront rien entendre, et me ressortiront le fameux « Ah, d’accord ! » avant de partir s’adresser à quelqu’un qu’ils jugeront plus intéressant que moi. Je les remettrais bien à leur place dans les règles de l’art, mais je préfère passer pour une glandeuse tout court plutôt que pour une glandeuse asociale. Passons.

2. Être sa propre boss

L’avantage quand « aller au bureau » c’est littéralement aller au bureau à côté du lit, c’est que je ne peux pas arriver en retard au travail. Fini le lever en catastrophe, la moitié de petit dej’ (comportement déconseillé par les nutritionnistes au passage), fini la galère dans le métro, ou le « Mauricette, tu as vu l’heure ? » quand j’arrive. Maintenant, c’est moi qui décide. Mais tout n’est pas rose au pays du Freelance. Bien que l’emploi du temps soit beaucoup plus souple que celui d’un employé, il est également beaucoup plus imprévisible. Il n’est donc pas rare de se retrouver à plancher à 00h15 sur un article urgent, ou pire, un dimanche ! Parfaitement, Madame ! Pendant que vous, vous regardez les Z’amours sur France 2 ! Et après c’est moi qu’on traite de glandeuse ! il n’y a vraiment pas de justice.

3. Partenariats = Saint Graal

Parce qu’il faut bien gagner sa vie et payer son loyer (affreusement cher à Paris, soit dit en passant…), je devrai en tant que freelance passer par l’inévitable case « recherche de missions » afin de trouver des travaux rémunérés. Cette recherche, que dis-je, cette quête, s’avérera particulièrement épineuse en début de carrière, pour des raisons de compétition. Les partenaires potentiels se tournent naturellement vers les bloggeuses possédant le plus de notoriété, et du coup pour les débutantes, c’est carrément relou ! Tu te rappelles le Handball au collège, quand le capitaine te choisissait en dernier ? Ben c’est pareil. Il est donc essentiel de travailler la qualité de ses articles ainsi que son image de marque sur internet afin de trouver des partenariats. Une fois le premier arrivé, je fus instantanément emplie par un sentiment de plénitude et de paix intérieure. Mon travail portait enfin ses fruits. Et si il y a des fruits, ça ne peut être que positif.

4. La passion avant l’argent

(Musique émouvante) c’est vrai que passé un certain niveau, il est tout à fait possible de vivre en étant bloggeuse freelance à plein temps. Et c’est vrai que les partenariats occupent une partie non négligeable de l’activité. Mais il ne faut pas oublier qu’être bloggeuse, c’est avant tout une passion. La bloggeuse a des lectrices, qui la suivent et apprécient son travail (enfin j’espère ?). Par respect pour cette audience, il ne faut en aucun cas devenir un simple panneau publicitaire au risque de la décevoir, mais plutôt se focaliser sur la qualité du contenu. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai commencé à écrire à la base ! Je parle de choses qui me plaisent, et les lectrices prennent plaisir à me lire. C’est tellement beau, le partage.

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