FEMMES : ces ABERRATIONS encore TROP COURANTES ! TÉMOIGNEZ !

Après deux sifflements, trois remarques et un coup de klaxon parce qu’on est en jupe aujourd’hui, on se demande : qui sont ces abrutis finis sortis du fin fond du moyen-âge ?

A-t-on loupé un truc ? Retour vers le Futur a-t-il vraiment eu lieu ? Une loi est-elle passée permettant le harcèlement et encourageant la connerie de quelques abrutis frustrés ?

Eh bien non, pour certains, ces pratiques sont normales.

 

1. Le harcèlement de rue

Doit-on rappeler que le harcèlement est un délit ? Doit-on rappeler à ce satané fumier qui nous siffle parce qu’il n’en peut plus de voir deux cuisses qui prennent l’air qu’il ne nous fait pas un compliment ? Qu’il n’a pas le droit de prendre possession de notre corps pour le commenter tel un animal en rut (quoi qu’on est persuadé que les animaux ont même plus de classe.)

Demandez-vous combien de fois vous vous êtes faite reluquer, mater, observer, dévisager parce que vous aviez un décolleté ou les jambes nues ? Ça fait beaucoup oui. C’est quasiment tous les jours et il ne faut pas laisser passer.

Imaginez-vous posée dans le métro, en train de regarder avec insistance les mollets poilus du monsieur en short et de passer à côté de lui en susurrant : « T’es bon toi, tu baises ? »

Cru, dérangeant, troublant, déprimant, pitoyable, écœurant. Il s’agit d’une agression psychique, qui mine, qui finit par nous faire perdre confiance or, il est strictement inacceptable d’envisager une seconde de perdre confiance parce que nous avons enfilé cette jolie robe, qui justement nous rend si belle.

Non, nous allons continuer d’être bien dans notre corps et nous devons écrabouiller ceux qui pensent qu’il leur appartient.

 

 

2. Le harcèlement au travail

Savez-vous qu’en moyenne, les hommes considèrent que leur parole a une légitimité plus forte que la vôtre ? Observez : combien de fois ne vous a-t-on pas coupé brusquement pour que monsieur affirme sa vision de façon sûre de lui et paternaliste. Ne sentez-vous pas comme il semble qu’on vous « laisse » parler par politesse mais que la conclusion tombe forcément dans les mains de l’homme, ce grand détenteur de la vérité ?

Nous ne sommes pas égaux au travail, et il faut continuer de se battre pour que cela change. 17% des femmes déclarent avoir subi des pressions psychologiques dans le travail.

Oui, c’est intolérable, oui vous êtes douée et oui, votre voix doit être entendue. Ne laissez rien passer, gravissez les échelons et montrez à n’importe quel crétin que votre force est plus grande que sa bêtise (c’est dire !)

 

3. Les inégalités à l’école

Bien sûr, tout cela ne sort pas du chapeau. L’école est un joyeux berceau d’inégalité. Cela part souvent d’un rien : un jour un enfant revient de l’école et affirme  que le rose c’est pour les filles et que les filles n’ont pas le droit de jouer au foot parce qu’elles sont nulles. Que les filles aiment les princesses et les garçons les ninjas…

Merci aux rayons de jouets, merci à l’éducation bornée et limitée de certains parents, merci à quelques maitresses qui scindent leur classe entre filles et garçons.

On ne nait pas avec la notion d’inégalité entre les êtres, elle se construit. Apprenons à barrer la route aux mauvais constructeurs. Nos petites filles doivent rêver de devenir astronaute, présidente, pilote d’avion et nos garçons d’être doux, sensible, à l’écoute et coquet.

 

Malheureusement, la bataille n’est pas finie, mais elle sera gagnée, voyons, nous ne sommes pas des jambons !

 

LP. 

Plus d'infos : service-public.frtravail-emploi.gouv.fr/ Crédit Photo / Pinterest