Les COLORATIONS sont DANGEREUSES pour la SANTÉ !

Une fois qu’on a commencé, difficile de s’en passer : les colorations à répétition, on le sait pourtant, abîment nos cheveux si on en abuse.

Déconseillées pendant la grossesse, les colorations « chimiques » peuvent aussi avoir des conséquences sur notre santé…

On fait le point.

 

 

1. Un cuir chevelu « perméable »

Pourquoi des substances chimiques peuvent-elles si facilement perturber notre organisme ? En réalité, notre cuir chevelu est perméable, c’est-à-dire que comme l’épiderme, il laisse pénétrer les produits que l’on applique dessus. Ces substances sont ensuite véhiculées dans notre corps par voie sanguine pour se propager à nos organes… Chez les coiffeurs, les cancers de la vessie et de la gorge sont les plus courants, coïncidence ?

 

 

2. Principal accusé : l’ammoniaque

Ingrédient incontournable des colorations dites chimiques, l’ammoniaque a pourtant très mauvaise réputation. Son gros atout : il permet d’ouvrir les écailles du cheveu, pour que les pigments colorants imprègnent parfaitement la chevelure. Un procédé très agressif pour la fibre, mais pas que : l’ammoniaque peut entraîner des allergies, de l’eczéma, des irritations… Et aussi des réactions quand on l’inhale ! Le gros hic, c’est que les colorations « sans ammoniaque » ne sont pas toutes blanches elles non plus, puisqu’elles troquent l’ammoniaque contre un ingrédient équivalent, souvent nocif lui aussi…

 

 

3. On se méfie aussi du PPD

Faites donc la connaissance du paraphénylènediamine, aussi dit PPD, qui s’il est interdit aujourd’hui dans les cosmétiques, reste indétrônable dans les colorations capillaires, car il est le seul actuellement à pouvoir garantir une coloration homogène, qui ne part pas dès le lavage des cheveux. Problème, il peut provoquer des fortes réactions allergiques, mais aussi et surtout atteindre les organes internes en passant par la voie cutanée ! Foie, reins, systèmes immunitaire, respiratoire et nerveux sont les plus vulnérables face à ce poison…

 

 

4. Encore des perturbateurs endocriniens

Ils sont décidément partout : les perturbateurs endocriniens se retrouvent aussi dans nos colorations chimiques (ingrédient incriminé : le résorcinol), en plus des cosmétiques et des produits ménagers. Pour rappel, ces perturbateurs agissent sur tout l’organisme, et peuvent avoir des effets néfastes sur le sommeil, la fertilité, le développement…

 

 

5. Quelles précautions à prendre ?

L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Beauté (AFSSPB) a émis quelques recommandations sur le sujet, avec ses conseils adaptés :

- on évite toute coloration avant l’âge de 16 ans

- on se protège systématiquement les mains avec des gants imperméables quand on se colore les cheveux

- on fait attention à ce que les produits colorants n’entrent pas en contact avec les eux, le nez, la bouche, le visage, les oreilles, les mains

- on évite les colorations si on a déjà des problèmes allergiques ou cutanés

 

 

6. Et si on passait au végétal ?

Pour se colorer les cheveux sans risque, il faudrait donc se tourner vers les colorations dites « végétales », des produits qui permettent de teindre ses cheveux uniquement avec des ingrédients naturels. Formulées à base de plante, les colorations végétales peuvent être utilisées pendant la grossesse, contrairement aux colorations classiques.

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