J'ai ROMPU virtuellement #BreakUpFlash

Tout allait très bien entre Charmant et moi, on se sentait presque au pays des Bisounours tant on n'avait rien à se reprocher.

Et puis – sans vraiment savoir pourquoi ni comment – on s'est retrouvés à rompre.

Aussi violente qu'inattendue, la rupture a suivi un banal échange de textos pour une sombre histoire de barquette de jambon...

1. Le top départ

En rentrant du boulot – plus tôt, pour cause de chauffage défectueux dans l'immeuble – je me suis mise à ranger les courses dans le frigo, tranquillement, calmement… Et me suis aperçue que j'avais oublié de racheter du jambon.

Étant donné que Zozo ne peut pas survivre sans sa petite tranchette tous les matins au petit-déj, je lui ai envoyé un texto pour le prévenir. Ce à quoi il a répondu « Pas grave. » Un point ?! Comment ça un point ? Pas un smiley ni une ponctuation gentille mais un point.

Booooon… J'ai donc répliqué dans l'instant avec un « Tu fais la gueule ? »

2. Le feu aux poudres

Bien entendu, Zozo m'a juste répondu « Non. » AVEC UN AUTRE POINT ! Non mais là, j'ai cru qu'il se foutait purement et simplement de ma gueule, donc j'ai commencé à sentir la petite pointe d'énervement me titiller, là, sous les côtes.

J'ai ouvert le paquet de chips qui restait dans le placard et j'ai attrapé mon téléphone pour lui demander des comptes une bonne fois pour toutes.

« Bah apparemment, si. Il est où le problème ? Moi aussi je peux envoyer des points dans mes textos, môssieur le passif-agressif qui se croit tout permis et est désagréable, comme si cette histoire de jambon était absolument vitale. »

Je me suis peut-être un peu emballée, hein, mais il commençait à me courir sur le haricot avec ses points sans explications.

3. L'escalade infernale

Il ne m'a pas répondu. J'ai eu le temps de descendre l'intégralité du paquet de chips, d'ouvrir une bière et de m'installer dans le canapé avec un bouquin. Je commençais presque à me calmer et à regretter mon texto quand il a carrément DÉPASSÉ les bornes des limites avec une réponse d'une puérilité à pleurer : « ... »

J'ai failli recracher ma gorgée de bière en lisant ça. C'était typique, ty-pique de son immaturité et de son incapacité à poursuivre une conversation qui ne lui plaît pas.

Après avoir écrit ce petit texto venimeux, j'ai soupiré tellement bruyamment que le chat m'a fichu un petit coup de griffe mécontent. Mais je t'emmerde, toi aussi, sale petite boule de poils sournoise qui ne pense qu'à bouffer et fait une crise de nerfs quand il y a deux crottes dans la litière !

Ils commençaient à me courir tous les deux, vraiment beaucoup. Pour ne rien arranger, voilà que Gustave s'est fendu d'un texto assassin pour me reprocher ma colère subite et soudaine alors qu'à la base, c'est quand même MOI qui avait oublié le jambon.

4. La phrase de trop

Alors là, c'est totalement parti en sucette. J'ai commencé par lui dire qu'il n'y a que des mecs chelous comme lui qui sont capables de bouffer du jambon au petit-déj de toute manière. Ce à quoi il a répondu que mes Chocapic® n'étaient pas non plus une grande preuve de maturité mais que lui, au moins, il avait la grandeur d'esprit de ne rien me dire.

La moutarde me montait tellement au nez que le chat a filé se planquer sous un fauteuil pour regarder la suite de la dispute. J

'ai répliqué en y mettant tout mon cœur, mon énervement, ma vexation et pour venger mes pauvres Chocapic® insultées et bafouées : « Retourne chez ta mère, alors, elle au moins elle n'oublie JAMAIS le jambon. »

5. L'attente insoutenable

Le texto à peine envoyé, j'ai senti que j'avais poussé un touuut petit trop le bouchon. Il a simplement répondu « Ok. » et puis plus rien. Mais bon, hein, il m'avait tellement emmerdée avec ses sous-entendus désagréables et ses POINTS…

Au bout de loooongues, looooongues minutes sans nouvelles de Zozo, j'ai un peu paniqué quand même. Et s'il m'avait prise au mot ? Et s'il était vraiment retourné chez sa mère ? Qui me déteste, en plus. Pffff, quel imbécile quand même, pour me prendre au sérieux sur un truc pareil. N'importe qui aurait compris que je plaisantais. Non ?

Ah non ? Vraiment pas ?

 

Quand j'en ai eu marre de flipper, je suis descendue à la supérette du coin, chercher un paquet de jambon. Et je suis tombée nez à nez avec Gustave, l'air contrit, un énorme paquet de Chocapic® dans les bras...

 

MDS

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