J’en ai MARRE d’être une CONNASSE #Stop

Je prenais le métro tranquillement ce matin (tranquillement comme sur la ligne 13 quoi) et j’ai vu une nana me foncer dedans, pour littéralement me doubler et prendre ma place. Entre le gros coup d’épaule pour se placer pénard et le manque de regard pour la personne qu’elle venait d’écraser, j’ai eu envie de la butter.

Et puis, en la regardant droit dans les yeux, je l’ai vu sourire et me dire pardon, totalement déconnectée de la réalité des humains qui l’entouraient.

Je me suis demandée pourquoi on devenait aussi cons…

1. Dans le métro

Premier lieu à éviter si on veut devenir quelqu’un de bien… Le métro est devenu l’endroit où seul l’instinct animal parle. Au début on essaie de se la jouer moins con que les autres, on tient la porte, on sourit, on dit pardon.

Et puis quand on s’est pris dix portes dans la face, trente coups de de coude et quarante regards pervers : on devient une hyène enragée prête à tuer.

Alors bon, de temps en temps histoire de contrer le mal, je préfère regarder le timbré qui pousse comme un crétin et me moquer de lui en riant. Ça détend la rame et ça lui fait se rendre compte qu’il est réellement, du haut de son petit costume et de sa petite cravate, un animal dégueulasse et puéril.

2. Au bureau

Quand on sort des études, on a plein de beaux projets, on s’imagine dans une entreprise mortelle à courir de pôle en pôle avec son café en disant bonjour à tout le monde en se faisant des tonnes de contacts hyper sympas… On est un peu comme ça stagiaire car on ne voit pas tous les coulisses, et puis au premier poste, on déchante au bout de six mois…

Juste parce que manifestement, quelques connards et connasses des hautes sphères ont décidé que pour réussir, il fallait se bouffer.

Concurrence, mesquinerie, animosité, coup bas, mépris, fayotage… Tout y est. Et les attitudes de petits faux-culs du premier rang qui nous débectaient tant à l’école sont multipliées par dix chez les adultes.

On finit par se retrouver à envoyer des mails en mettant des smileys hypocrites et à sourire à une ordures qui nous a marché dessus. Alors oui, parfois je me fais un kiffe et dis la vérité, bien en face. Tout le monde s’offusque mais je peux me regarder dans le miroir en rentrant chez moi.

3. Au resto

Même quand on est là pour prendre du plaisir, il faut qu’on se transforme en crétins. Au resto, tranquillement installée avec un ami, je me mets à entendre davantage la conversation de la table voisine.

Alors certes elle n’est pas loin, mais a-t-on besoin de gueuler à ce point dans un restaurant ?! Eh bah quand on est un connard oui. Car il faut montrer qui l’on est : en l’occurrence ici, un abruti qui manage deux personnes dans le milieu de la mode et se prend pour la reine d’Angleterre.  Il a donc évoqué trèèèèès fort à quel point il n’en POUVAIT PLUS de devoir dire à ces sous fifres quoi faire parce que lui quoi, il avait des tooooonnes de boulot, des tooonnes de responsabilités, qu’il était toujours dans le rush, que c’était chaud quoi quand on est aussi important…

Bien sûr, ces hurlements s’accompagnaient d’un mépris absolu pour les serveurs et toutes les personnes du restaurant. Sauf que ce crétin avait leur respect ! Au cas où ce serait « quelqu’un »… Le regarder droit dans les yeux, un sourcil relevé et agacé puis soupirer m’a calmé une seconde… Mais lui donner un grand coup de pelle aurait été plus efficace.

4. Au bonjour

Le matin on dit bonjour.

Mais toute une codification a fini par se créer autour de ce fameux « bonjour ». C’est infâme. Ne pas dire bonjour à l’hôtesse d’accueil par exemple, permet à certains de signifier : « Pas le temps, tu n’es qu’une plante verte pour moi, je suis haut placé dans la hiérarchie. »

Dans l’ascenseur, même topo, il y a le bonjour franc de quelques sympathiques, et il y a surtout le minuscule bonjour lâché à peine du bout des lèvres ou la non réponse totale car « Je lis mes mails, je suis occupée, je m’en fous de dire bonjour. »

Oui on s’en fout de dire bonjour, oui on ne se reparlera pas de la journée, mais ajoutez à chaque chose une dose de connasse-attitude et voilà comment tout le monde passe une grosse journée pourrie.

5. Au bar

C’est génial à quel point boire un coup est devenu un art d’être tous des cons. Entre le serveur qui te tutoie parce qu’il veut se la jouer « Je suis pas serveur dans la vraie vie, je suis acteur » (non mais ça va tu fais le métier que tu veux, je m’en fous, je te demande d’être juste aimable) et la pote de pote que tu te tapes et qui veut absolument savoir ce que tu fais dans la vie pour voir si tu es une personne intéressante ou non, je passe souvent un moment infecte.

Et puis il y a les bars stratégiques, pour se montrer, là on y croise une tripotée de connasses et d’abrutis qui te regardent de haut en bas pour voir si ta boots est ciglée et donc pour savoir si tu es une personne intéressante ; pour prendre photos et les mettre sur Instagram afin de montrer que « j’étais dans THE place to be » ; les relous qui ne discutent pas entre eux mais discutent pour la communauté de nanas autour, histoire de se faire mousser et d’acquérir quelques regards intéressés…

Du coup, juste boire un verre avec des potes est devenu accessoire. C’est d’un triste… Le plan d’attaque ? Aller dans un bar miteux et tout petit ou s’entremêlent familles et vieux. Authentique, pas cher et beaucoup plus drôle pour refaire le monde entre amis.

 

Allez, tentons d’être tous un peu moins cons.

LP. 

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