Comment devenir la TATA parfaite ?

Je vais devenir tataaaaaaa, c'est parti mon kiki alors j'ai bien tout potassé pour être absolument divine...

Parents et bébé vont me surkiffer c'est sûr !

Parce que je vais devenir la best tata in the world, autrement dit la 

1. En lui mettant du bon son dans les oreilles

Franchement, une fois que ses parents auront passé la phase « comptines et berceuses » des tout débuts, et après avoir constaté que non, « dodo, l’enfant do » n’a jamais endormi aucun gosse en 3 secondes chrono, ils me diront merci quand je lui balancerai du bon rock dans les oreilles, et que le mioche s’éclatera !

2. En dédramatisant

Non, je ne serai surtout pas cette personne relou qui passe son temps à donner des conseils du type « attention faut lui mettre un bonnet sinon il va choper une otite » ou encore « tu sais, on m’a dit qu’il fallait le nourrir au sein au moins 6 mois pour qu’il soit en bonne santé ».

Non moi, je serai plutôt celle qui, n’ayant de toute façon AUCUNE idée de ce qu’il faut faire en réalité, dira au parent paniqué : « si tu le sens comme ça, c’est que ça doit être bien ! ».

3. En donnant un coup de pouce ciblé

Mais attention hein, je suis prête à filer la becquée au marmot, lui lire une jolie histoire et l’occuper le temps que ses parents soufflent, mais la couche pleine, ça, je n’y toucherai sous aucun prétexte…

4. En lui offrant les vêtements les plus mignons du monde

Oui, cette petite robe-marinière ne lui ira que, quoi, un mois avant d’être définitivement trop courte, mais grâce à moi cette enfant sera la plus stylée de tous les bébés de la crèche.

5. En faisant son éducation modesque

Disons-le tout net : la méthode Montessori, je n’y connais que dalle, mais s’il y a bien une chose que je suis capable d’enseigner à ce nourrisson et qui lui servira toute sa vie, c’est le goût du chic et le sens du style. Alors tu vois choupette, les leggings couleur chair, c’est in-ter-dit…

6. En l’appelant par son prénom

Vu que son entourage va de façon très agaçante lui donner tous un tas de surnoms totalement improbables et pourris, je prendrai bien le soin de l’appeler, tout simplement, par son prénom. Histoire que le gosse sache quand même un jour qu’il s’appelle Victor et pas « Poussinet » ou « Choupitou » ou encore « Vickouchou »…

7. En le couvrant de doudous tout doux

Oui, j’ai un peu tendance à craquer sur toutes les peluches troooooop mignonnes qui croisent mon chemin, parce que depuis que je sais que je vais être tata de toute façon j’ai une bonne excuse pour m’égarer au rayon bébés des magasins… Donc, j’ai choisi environ douze mille doudous pour le futur bébé (bon, je vais peut-être en garder un ou deux pour moi…).

Mais je sais que ses parents m’en béniront à jamais, j’en suis sûre !

Parce que grâce à moi, leur petiot aura toujours un doudou sous la main en cas de perte ou de lavage à faire en urgence (et ça, vu les litres de bave que peut produire un marmot, ça peut être hyper utile, quand même).

8. En lui disant toute la vérité

Oui, même si elle est dure à entendre : non, ce collant à pois et cette jupe zèbre ne vont pas ensemble, oublie ça tout de suite.

Et comme je serai la tata la plus chouette du monde, la petite ne fera pas de crise pour changer sa tenue qu’elle avait choisi « comme une grande ».

Les parents reconnaissants devraient m’aduler !

 

Aurélie Poumailloux

Crédit photo : Pinterest