Les TOCS de ma FAMILLE ont déteint sur MOI

Je n'ai jamais été une immense fan des grands repas de famille qui commencent à 11 heures du matin et ne se terminent pas avant 16 heures – si on a de la chance – quand tonton Jacques est tellement bourré qu'il met son coude dans le reste de tarte aux pommes…

Et pourtant, force est de constater que toute ma famille a une influence énorme sur moi que l'on peut lire à travers tout un tas de charmant petit tics et tocs.

1. Le petit « ttt, roooh » de ma mère

Dès qu'elle est contrariée ou qu'elle trouve que ma phrase comporte un peu trop de gros mots (un ou deux « putain », pour elle, c'est déjà trop), elle fait un petit « tttt, rooooh » qu'elle accompagne parfois d'un « quand même, hein. »

Après des années à me moquer d'elle, je me suis aperçue que j'avais tendance à saluer les idées de génie de mon Gustave (du genre manger le reste de pesto avec du camembert) exactement de la même manière.

2. Le frottage d'ailes du nez de mon père

Toute mon enfance, j'ai redouté ce geste qui signifiait que mon géniteur était sur le point de piquer une grooooosse colère absolument terrifiante. Dès qu'il fronçait les sourcils et approchait sa main de son nez, je SAVAIS que son énervement allait être terrible.

Autant vous dire que quand je soupire profondément et que je commence à frotter mes ailes du nez en regardant Charmant, il change de pièce illico presto !

3. Le ricanement moqueur de mon frère

Avoir un petit frère est aussi bien une bénédiction que la pire chose du monde. Le mien était une véritable teigne qui m'a fait la vie dure à coup de cafardages et de petites vacheries.

Il est surtout extrêmement moqueur et ponctue toujours ses petites réflexions avec un ricanement ultra crispant… Que j'ai adopté bien malgré moi. À tel point, que ma mère nous appelle les hyènes quand on est réunis.

4. Le « eh béééé » de ma mémé

Mémé Paulette et moi, c'est une grande histoire d'amour. Entre la blanquette aux petits légumes, les madeleines pleines de beurre et les mots croisés sur le transat, elle m'a appris à aimer les plaisirs simples de la vie.

Elle m'a aussi légué un merveilleux petit tic de langage qui me fait passer pour une antiquité auprès de mes potes, le fameux « eh bééé » dès que quelqu'un manque de tomber, renverse un verre, dit une énormité, bref, à utiliser sans modération et en toute circonstance.

5. Le « déso » de mon petit cousin

Clément, 13 ans, toutes ses dents, et une incroyable capacité à utiliser 30 fois le mot « déso » dans la même conversation. Après avoir réfléchi des heures et des heures à la signification de ce mot, j'ai enfin compris son utilité…

Au grand dam de Charmant qui n'en peut plus de m'entendre dire « ah, oups, j'ai oublié de racheter du PQ, mon amour, désoooooo ».

 

D'un autre côté, maintenant, il s'est mis à faire les courses tout seul, alors c'est tout bénef' !

 

MDS

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