Je suis passée ‘AU GREEN’. Verdict

Après avoir vu mes excès de l’été déborder sur l’automne, je me suis dit : « Allons allons… » et je me suis fait les gros yeux.

Mon corps devrait peut-être devenir un temple du bien-être et non une poubelle de fin de soirée… J’ai donc décidé (et parce que je n’ai rien d’autre à foutre vu qu’il faut nuit à cinq heures) de devenir « green ».

Enfin j’ai essayé…

1. La cuisine du moi-hippie

Alors voilà c’est parti, après un trop plein de fromage et de pâte feuilletée je me dis stop. Je me sens ballonnée comme un tonneau, je ne sais plus ce qu’est un haricot vert et je sens que mon âge ne colle plus avec ces excès…

Alors je vide mon frigo, je jette tout nuisible de ma cuisine, j’achète des bocaux en verre et des légumes secs et je me fais une cuisine de   druide : épices en tout genre, graines pleines d’antioxydants, tisanes aux noms bizarres, herbes séchées qui puent… C’est parti.

2. Les repas raisonnés

Le soir, je ne sors plus boire des verres mais je passe chercher mon panier de légumes à la ruche et je cuisine. Franchement, c’est fou ce que l’on peut faire avec quelques légumes, un peu d’épice et quelques cuillères de boulgour.

Je mange façon cérémonial du bien-être en regardant Arte (ces bons plats me donnent même envie de nourrir mon esprit aussi.) Très rapidement je me sens plus légère, plus en forme, je flotte un peu au-dessus de moi-même comme si chaque geste, chaque légume ingéré était une prière cosmique. Oui bon là j’ai peut-être abusé des tisanes aux noms chelous.

3. Les excès de vert

Et puis voilà qu’on me propose un verre, j’hésite… J’ai pas envie : ça va péter ma routine bio et mon rythme de sommeil…

Je décline, dis que je suis malade et rentre chez moi me faire une bonne soupe de courges. J’ai plus de relations avec mes légumes anciens qu’avec mes amis, j’ai le teint clair et le ventre plat mais mes potes me trouvent chiante.

Bon, je crois que mon cerveau se transforme en boulgour…

4. La ratage total

Alors bon, je rappelle mes potes pour un petit verre (je boirai du vin rouge biodynamique, c’est bon pour le cœur) et le « petit verre » se transforme en quatre puis en pintes de bière.

Une gueule de bois plus tard, je suis dégoutée de mon foirage mais un peu contente quand même de ce retour au moi-foutraque : ce qu’on s’est bien marrés tout de même !

5. La reprise en main de yoggi

Je fais le bilan. Je bois des litres de thé vert citronné pour récupérer de ma cuite et fais un peu de yoga pour aller mieux. Certes je vais mieux « Hey ! Merci moi-hippie pour ça ! » Contente d’avoir quelques tips qui peuvent me sauver en cas de détresse mais trop la flemme de me faire un petit plat de lentilles corail…

Je commande un truc avec plein de riz sauté et de trucs frits…

6. La raison moins le quart

Après cette tentative de moi-verte, j’en ai tiré deux conclusions : oui ça fait du bien de manger sain et « tout doux bijoux » sur le quinoa, ça peut rendre fou.

Le problème avec cette mode de « passer au vert » c’est que dès qu’on est dans l’orange, on a l’impression de s’injecter huit cancers d’un coup. Alors que non, bon soyons franc, après ma livraison pas très saine de trucs sauté, j’étais surtout repue et contente.

 

Je tente donc d’être mi-green, mi-raisin. Un petit verre de rouge de temps en temps avec mes amis (et oui en mangeant des trucs Picard plein de pâte feuilletée) et le plus possible de plats cool avec pas mal de légumes.

 

Franchement, c’est jouable et plutôt pérenne.

LP.

 

 

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