Je suis CHIANTE mais c'est pour mon BIEN

Les cons, les faux gentils, les profonds emmerdeurs ont failli me faire plier… Finalement être chiante m'a permis de lutter pour ma survie en milieu hostile... On n’imagine pas comme certains veulent nous happer dans leur monde machiavélique et nous faire devenir des petites brebis tristes…

J’ai longtemps sous-estimé cette arme de qualité que je pouvais dégainer avec panache : être chiante.

Oui je peux subitement passer d’adorable agneau souriant à terrible chieuse au regard haineux, et franchement, parfois, ça aide à supporter la vie.

1. Aux courses, sur fond de tapis roulant hargneux

J’ai le chic pour me taper les gens bizarres aux courses. Encore la dernière fois, après une loooongue journée de boulot et une loooongue file d’attente, je me retrouve avec une dame aigrie à souhait qui commence à m’expliquer à quel point les jeunes de nos jours sont mauvais et devraient être tous verbalisés dans le bus parce qu’ils sont méchants avec les vieux… Je tente de lui expliquer gentiment que c’est un peu général et elle me sort que le pire, c’est les étrangers…

Bon là, j’ai retenu un grand coup de poireau qui allait lui arriver droit dans sa choucroute, je lui ai fait mon le plus méprisant regard et l’ai absolument annulée de cette planète en un soupire de connasse. Eh bah ça fait déjà un peu de bien fasse à cette bêtise ambulante.

2. Au bureau, noyée dans la lutte des sièges en similicuir

Bien sûr, il faut parfois remballer sa gentillesse et devenir une vraie chieuse de bureau. C’est con, certes, mais quand Monique a tenté de me jeter un sort (entendez, retourner la moitié d’une équipe contre nous) j’ai eu juste envie de dire : va manger ta plante en plastique et crève pour avoir le dernier café.

Bon en fait, aux vues de notre regard aussi noir que son aigreur, elle a eu peur (oui on peut faire vraiment très peur). Et pof, elle nous a foutu la paix. #Survie

3. Au sport, pendant un combat de tapis

C’est fou, même en faisant son yoga mou, les gens peuvent être mauvais.

Voilà que ma voisine de tapis reluque l’arrière-train de la nana de devant et rit gaiement avec sa super copine aux abdos dessinés. Mais mange ton tapis et ta position parfaite du cobra.

C’est pourquoi je n’ai eu aucune peine en sortie de cours à la regarder sarcastiquement s’enfiler son paquet d’Oréo… Mesquin oui, mais… vengeannnnnnce !

4. Dans le métro, en pleine haine 13

Ah la ligne 13, endroit divin où chacun redevient un petit ours fou et affamé prêt à n’importe quoi pour attendre le Saint Graal : réussir à entrer dans le métro.

C’est pourquoi, quand un abruti décide littéralement de sauter en avant pour entrer dans le métro, je n’ai aucun scrupule à lui tendre mes deux jolis coudes bien pointus pour que ses côtes se souviennent de moi.

5. Lors d’une virée shopping exécrable

Il y a de ces boutiques où la vendeuse se la joue physio et hésite limite à te faire rentrer… Quand tu commences à regarder les vêtements elle vient se coller à toi pour voir si tu ne vas pas salir les vestes et si tu veux vraiment acheter…

Et puis, lorsqu’on lui dit qu’on ne va pas prendre TOUTE la tenue, mais peut-être juste la petite veste et le pull, elle jette un regard méprisant et nous sort : « Oui c’est sûr, c’est peut-être hors budget hinhin »

Non mais de quoi je me mêle patate. Est-ce que je te sors que ce bouquin est sans doute « trop gros pour toi » car il y a trop de lignes à lire ?!

Je décide donc dans ces cas-là de me barrer scandaleusement en faisant tomber un ou deux pulls. Ça défoule beaucoup plus que de ne rien dire…

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