8 TRUCS qui prouvent que l'ACCOUCHEMENT peut être un moment MARRANT

Oui bon, d’accord, au premier abord, « marrant » n’est peut-être pas tout à fait le qualificatif qui me vient à l’esprit quand je pense à mon accouchement… je me voyais déjà broyée sous la douleur avec des scalpels tranchant des bébés hurlants...

Mais allez, occultons l’épisio, les forceps, les ventouses, les contractions, la sage-femme qui repasse pour la cinquante-millionième fois « ah bah non, le col n’est toujours pas assez dilaté », et la péri qui se fait attendre comme les sardines sur une tranche de pain grillé, et voyons les choses avec un peu de recul : bon oui j'ai un peu hurlé de douleur mais j'ai aussi (presque) ri parfois...

Parce que l'accouchement n'est pas QUE jambonneaux traversant la longue route de notre utérus, c'est aussi plein de petits moments mémorables… !

1. Quand Gustave a tourné de l’œil

Moment mémorable entre tous, quand Charmant qui était limite plus mal que nous en entrant dans la salle d’accouchement, s’est mis à avoir ses vapeurs et bim ! a fini sur le sol carrelé de la pièce de torture. Oui, j’avoue que quand je me souviens de ça, ça me fait quand même un bon fou rire.

OK, c’est un peu vache de se moquer de son œuf de pigeon sur la tête, mais après 15h de contractions non stop toutes les 2 minutes…

2. Quand on l’a fait courir dans les couloirs de la mater’

Oui bah on s‘amuse comme on peut… Le futur heureux papa étant parti tranquillou se prendre une barre chocolatée au distributeur, c’était vraiment TROP tentant : on a attendu qu’il se soit bien éloigné et ait bien pris les 15 ascenseurs nécessaires à accéder à la cafétéria, et là on l’a bippé en urgence de façon mystérieuse : « t’es en train de tout rater là !!!! »

Bon quand il est arrivé affolé sans barre chocolatée et qu’on lui a expliqué sans sourciller (et l’air extasié) qu’on venait de sentir le bébé bouger, il l’a eu un poil mauvaise, c’est vrai…

3. Quand la sage-femme l’a encouragé à venir sortir le bébé

Là, c’est sûr, il faisait moins le fiérot, le papounet en herbe. Surtout que quand il voit un petit bobo sur son doigt, il en a des sueurs froides, du coup qui a dû le calmer comme un petit enfant et prévenir la sage-femme que ça n’allait pas être possible ? Bah oui, c’est Bibi. Ah, on se marre, on se marre !

4. Quand on est tombées sur LA playlist

Moment carrément surréaliste quand, casque sur les oreilles pour tenter de créer ne atmosphère la plus sereine possible, on se retrouve avec… « Meuuuunier, tu dors, ton moulin ton moulin va trop viiiiiiiiiite », le tout chanté par une voix de crécelle faussement enjouée et totalement insupportable. D’accord, donc ça, en fait, c’était la spéciale comptines…

5. Quand le moment de la poussée est arrivé

On m’avait dit « tu verras, c’est naturel, quand le moment sera venu tu auras juste envie de pousser ». Oui sauf que dans la réalité, en fait, après des heures de contractions et de shoots de péri, on peut avoir du mal à distinguer ce moment, pour commencer, et surtout... à savoir comment faire ! C’est là que la sage-femme a lâché un merveilleux et inoubliable « poussez, comme pour aller aux toilettes ! ». Oui oui.

6. Quand c’est parti en vrille

Il fallait bien que ça arrive après après pompé frénétiquement sur la dose de péri… Et c’est là qu’on a assuré le show ! Enfin, les souvenirs sont assez flous, mais il paraît qu’on a été excellente, dixit notre gynéco qui nous regarde toujours avec un petit sourire en coin quand on va le voir…

7. Quand on repense à cette araignée

Celle scotchée au plafond et qu’on a contemplée pendant la nuit la plus longue de notre vie… Maintenant, dès que je vois une araignée, je dois dire que je verse presque ma petite larme avant de l’écraser impitoyablement.

8. Quand ça s’est terminé en grosse surprise…

Ah tiens, Armando est en fait Armande, et elle a un paquet de cheveux ! Oui, même à l’ère des échos ultra définies, le petit paquet gentiment amené par la cigogne peut nous faire rigoler un bon coup après coup… 

 

Aurélie Poumailloux

Crédit photo / Pinterest