J'ai passé une JOURNÉE dans la vie de mon MEC (et c'était bizarre)

Aujourd'hui, Gugus a un rendez-vous hyyyyper important à l'extérieur de la maison (oui monsieur est freelance) et me demande en catastrophe de gérer ses mails pour que ses clients pensent qu'il est bien là.

OK, ça a l'air fastoche donc je lui dis "File te faire arracher cette vilaine dent, je gère Albert".

Me voilà donc à son bureau, en train de commencer à jouer avec ses trucs, à mettre ses lunettes, et son pull...

Et là j'ai vrillé, j'ai fini par me transformer en lui... Expérience Stranger Thingeste...

1. La taille de ses chaussettes

Brrrr, mais c'est que ça caille, là, devant le bureau de monsieur Gustave ! Je comprends mieux pourquoi il renifle les trois quarts du temps et il descends mon stock d'huiles essentielles anti-rhume à la vitesse de l'éclair. Bon. Allons voir dans son tiroir à chaussettes ce que je vais trouver d'intéressant… Oufffff, impossible de trouver deux chaussettes assorties là, on se croirait dans l'île de la tentation ! Je réussis quand même à mettre la main sur deux chaussettes à peu près identiques et je me rends compte que je peux tranquillement enfiler mes deux pieds dans la même, tellement elles sont graaaaandes. Bah tiens, ce serait peut-être un concept à lancer ça ? Une sorte de manchon-chaussette. Je vais la noter sur un post-it, histoire de.

2. Le bordel de son bureau

Raaaah, mais où Gustave range-t-il ses post-it ?! C'est carrément mission impossible de retrouver un truc dans ce bordel. Mais bon, en bonne espionne infiltrée en terrain inconnu, je n'ose pas déplacer le moindre stylo. Alors je joue à la reine du système D : un vieux bout d'enveloppe pour noter le numéro de téléphone d'un client important, un Crayola bleu (qui sort d'où, bordel, mon neveu n'est pas venu depuis Noël dernier ?) pour surligner la date à laquelle il faut rendre son dossier à monsieur trucmuche, et tiens, ce vieux ticket de caisse je vais tranquillement le balancer là, par terre, à côté de ses copains. C'est peut-être ça, le hygge de mon mec, après tout ?

3. Le repas ultra non conventionnel

Au bout d'un moment, je sens la faim me tirailler le ventre. Je sautille donc jusqu'à la cuisine, au péril de ma vie (bah oui, j'ai encore le manchon-chaussette aux pieds) pour aller chercher de quoi me sustenter. Mais entre les mails, les coups de téléphone et les demandes incessantes des clients, je n'ai ni le temps, ni l'envie, de me faire cuire une blanquette. J'attrape du gruyère en tranches et un paquet de céréales au chocolat, et je repars au boulot ! Au bout d'un moment, j'arrive carrément à rattraper les céréales que je lance en l'air avec ma bouche ! Enfin, presque toutes. Mais j'ai fait attention, celles qui sont tombées sont allées dans le coin « poubelle, » pour ne pas trop perturber mon Gus.

4. La fascination pour rien

Voyant que mon Charmant ne fait pas mine de revenir et que les demandes faiblissent, je me prends de passion pour tout ce qui m'entoure. Et c'est parti pour vingt bonnes minutes d'observation fascinée d'une mouche qui marche sur le bord du bureau. C'est vrai que ça détend, quand même, de bosser en freelance. Je devrais peut-être expliquer à mon boss que ça relance la concentration de passer un loooong moment à fixer le reflet d'une lampe de bureau dans trois petites gouttes d'eau… Par contre, la prochaine fois que Gugus refusera d'aller faire les courses parce qu'il a trop de boulot, j'aurai deux mots à lui dire !

5. Le débat avec le chat

Au bout d'une demi-journée dans la peau de mon Gustave, je me sens parfaitement bien dans ses baskets. Les pieds au chaud dans mon manchon, ses lunettes sur le nez et des Chocapic posées à même le bureau, j'entame un intéressant débat avec notre chat, apparemment ravi de toute cette attention en pleine journée. D'habitude, il n'a pas le droit de rentrer dans la pièce. Bon, il vient de renverser une plante sur le bureau, c'est peut-être pour ça qu'il reste dehors… Mais là, il est roulé en boule sur mes genoux et il ronronne uuuultra fort, donc bon, je vais le garder un peu là. Et puis les chats, ça aime les Chocapic ?

 

Ah, tiens, j'entends la porte qui s'ouvre ! Gustave va pouvoir reprendre la main sur ses clients et je vais lui faire découvrir mon génial manchon de pieds, ça va changer sa vie !

 

MDS

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