Pourquoi je me sens comme un GROS SUSHI à cette SAISON ?

Un petit sushi tout dodu et empâté qui ne saurait plus trop que faire de sa vie, et comment mettre un pied devant l’autre chaque matin pour aller au bureau…

Mais quel est donc ce mystère automnal qui revient chaque année ?

1. Parce qu’après les barbec’ de l’été, on attaque les soirées crêpes-raclette

Dès que les températures passent au-dessous des 20°C, immuablement, il y a comme un petit démon qui se libère dans notre tête pour nous souffler « ce serait pas l’heure de passer aux petits plats d’hiver ? ». Forcément, au bout de 15 jours à ce régime, on finit sushi bedonnant.

2. Parce que les vacances sont loiiiiiiiin

C’est fini, terminé, il n’y en aura plus avant un long, très long moment, et en attendant, bah… on pique du nez sous le ciel gris, et on attend avec résignation son destin de poisson cru condamné à être gobé par le premier amateur venu.

3. Parce qu’on se fait choper en traître par les microbes

On les avait presque oubliés pendant l’été… gastro, rhumes, rhinites, et grippe se réveillent d’un coup et ont soif de chair humaine, enfin surtout de la nôtre. On tente bravement de se prémunir à coups de propolis, mais on finit immanquablement par se prendre la toux du voisin d’open space en pleine tronche,

4. Parce qu’on se transforme en petit oignon

On commence par mettre un t-shirt, et puis on se dit qu’il fait quand même un frisquet, alors on enfile un petit pull, une veste, un perfecto, on enroule une maxi écharpe autour du cou, et on finit en petit oignon tenant d’avancer sur le trottoir tout en gardant son équilibre. Laiiiiissez passer le sushi !

5. Parce qu’on a un coup de mou

Forcément, entre les microbes et la reprise du sport, on a d’un coup les jambes qui ont la tremblotte et le moral qui frise les 0°C. Pas étonnant qu’on traîne en mode limace endormie du canapé à notre chambre, en passant par la cuisine (ravitaillement chocolat !).

6. Parce qu’on lutte contre le courant

Comme un brave saumon qui remonte chaque année la rivière à contre-courant sans faillir, nous aussi on s’épuise à tenter de lutter contre le cours de notre vie : et puis, après une énième tentative pour échapper à ce repas familial pré-fêtes, on lâche tout et on finit par se laisser porter sans réagir. Oui, on finira sushi cru !

 

Aurélie Poumailloux

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