J’ai tenté de DIALOGUER avec un GROS CON, verdict

Après quelques verres de rouge, on s’est subitement sentie altruiste et ouverte. Oui, parce que c’est un peu rare… Souvent on se sent plutôt fermée et bien relou alors là, ça nous a fait un choc, on s’est dit : « Wouaw, le monde est beau, les gens sont chouettes, bonsoir Pariiiiis ! »

Alors on s’est mis à sourire et à être sympa, et là, un gros con est arrivé. Bon, d’ordinaire nous l’aurions chassé comme une vilaine mouche mais là, on s’est dit « Allez, on va bien voir ce qu’il y a dans le fond de ce petit bonhomme qui a priori est juste là pour nous draguer et faire des blagues de beaufs… »

1. La mise en bouche

« Oh bah dis donc avec ces beaux cuissots vous allez trouver un mari rapidement ! »

Bon voilà le décor était planté, bonjour bonsoir monsieur, enchantée, merci très fin… »

Mais un instant on s’est dit que le gros con avait peut-être un potentiel. Alors on a souri poliment et on lui a dit : « Oh bah quand même, je ne passe pas ma vie à chercher un mari qui ira à mon cuissot, il y a d’autres choses à faire… ! »

Oui c’était quand même vachement dur de ne pas lui dire : « Ecoute-moi bien gros dégueulasse, mon cuissot sait surtout soutenir mon genou pour te le mettre dans les burnes »…

2. L’étonnement

Voilà que monsieur commentaire sur tous les cuissots qui passent se met à nous sortir : « Oh non mais moi je dis ça… Je suis mariée alors… Malheureusement je ne peux pas en profiter ! »

Oh bah c’est dommage ça on aurait bien aimé lui faire don de notre cuissage… Mais bon, le plus étonnant c’est quand même que le type est marié et qu’il en est à sa quatrième réflexion dite bien haut bien fort pour que toutes les nanas entendent.

3. L’outrage

Et puis un moment, le type, qui n’a pas dû parler à une femme depuis quinze ans (sauf peut-être à sa femme pour lui crier qu’il n’y a plus de bière dans le frigo), nous sort que bon, il peut faire un écart hein… [clin d’œil] « Vous serez comme ma maison de vacances ! »

Après avoir ravalé notre vomi, on s’est retrouvée perplexe devant tant de goujaterie… Non vraiment ça existe donc encore d’être aussi infâme ? La connerie fait donc des petits à l’infini ?!

4. L’espoir

Voyant qu’on avait mis la main devant notre bouche afin de ne pas lui vomir dessus, il a senti qu’il avait poussé un peu le bouchon.

Alors là on a eu un soupçon d’espoir : « Non je rigole madame ! En plus avec ma femme on attend un petit… Je vais être papa pour la première fois, je suis fière ! »

Dis donc le con ! il nous aurait presque émue tiens. Bon, c’est sans compter qu’il drague à tout va alors que sa femme est enceinte (double-mini-vomi). Et quand on lui dit « Ah bah c’est bien de se poser un peu, c’est plus chic, plus respectueux. », il a semblé comprendre un mot sur deux (et pas « respectueux », ni « chic »). « Non mais c’est dans l’ordre des choses. Il faut trouver une femme pour se reproduire, c’est dans la nature, et puis les femmes elles ont besoin aussi de ça, de faire un gosse. »

5. Le renoncement

Bon du coup là on s’est demandée ce qu’on devait faire. Première option, un gros coup de pelle dans la tête pour que ce flot de conneries arrête de sortir de sa bouche une bonne fois pour toutes.

Deuxième option, un cours de féminisme accéléré pour tenter de faire comprendre à ce grand malade que la vie ne peut pas fonctionner correctement dans ce sens-là…

Et puis finalement, malheureusement, on est restée bouche-bée à le regarder nous reluquer une dernière fois les nibards. On lui a fait un signe de main accompagné d’un haussement de sourcil et on s’est barrée finir notre rouge.

 

Un doute trotte dans notre tête et nous fait flipper : est-ce que ce pauvre gosse qui va naître draguera de la même manière notre fille dans vingt ans ?

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