Comment RECONNAÎTRE une dépression POST-PARTUM et QUE FAIRE ?

ENFIN vous avez expulsé ce petit être qui a pris ses aises en vous pendant 9 mois… Et on vous répète partout que vous devriez être radieuse, réjouie et débordante d’amour !

Sauf que vous êtes loin du compte, pour le moment… 

1. Ouhhh le vilain mot

« Dépression post-partum », ça fait tout de suite plus peur que « baby blues », alors forcément, on ne veut pas en entendre parler… C’est un peu l’expression taboue, qui fait flipper, qu’on n’évoque pas. Alors qu’elle touche de nombreuses mamans une fois rentrées à la maison avec leur bébé !

2. Tout le monde fait risette au bébé braillard

Ce n’est pas que vous ne le trouvez pas mignon, votre petiot, mais bon, depuis qu’il est né, vous n’avez pas forcément ressenti cet amour maternel si fort dont toutes vos copines vous rabâchent les oreilles… Du coup, vous commencez à vous demander si vous êtes « normale » et ce qui cloche chez vous… Bienvenue chère déprime post-accouchement !

3. PREMIÈRE chose à faire

Pour commencer, on trouve quelqu’un à qui en parler, que ce soit quelqu’un de proche (papa, copine à l’écoute…) ou une personne plus détachée et qui aura un regard forcément objectif sur la situation : on file voir son gynéco ou sa sage-femme, qui saura vous orienter vers une personne compétente. Et rien que cette première étape, ça soulage d’un gros poids !

4. Se donner de l’oxygène avant le craquage

Cet état de déprime se manifeste aussi par un épuisement, une perte d’appétit, un manque manifeste d’envie de s’occuper de ce petit être qui pompe une sacrée énergie… Alors, avant de craquer totalement, quand on sent qu’on perd pied, on crie à l’aide. Et comme on n’a pas forcément dans l’entourage proche des personnes qui peuvent nous prêter main-forte pour passer ce cap, on ose pousser la porte d’une association comme « Maman Blues » (http://www.maman-blues.fr/). Bien fou et bouffée d’air assurés !

5. Non, je ne suis pas « juste irritable » !

On vous dit que c’est un passage obligé, que vous êtes un peu sur les nerfs à cause de la fatigue, des hormones chamboulées… Mais si tout au fond de vous vous sentez bien que c’est plus fort que ça, il ne faut jamais hésiter à s’exprimer, surtout à du personnel médical plus apte à vous écouter sans vous juger !

6. Profiter de toutes les occases pour aller mieux

Non, vous ne serez pas une « mauvaise mère » parce que vous laissez votre enfant à une copine pour souffler un peu ! Être une maman responsable, c’est aussi savoir déléguer pour revenir plus épanouie, et affronter le problème de visu, c’est vous donner toutes les chances de l’éliminer !

7. Non, ça n’arrive pas forcément juste après l’accouchement

On ne le sait pas forcément, mais une dépression post-partum peut toucher une nouvelle maman dans l’année qui suit la naissance de son bébé… Stress + fatigue + difficultés à dormir, sont des symptômes qui doivent alerter et pas à mettre uniquement sur le compte du bouleversement de l’accouchement. Oui, c’est une vraie maladie, et oui, elle doit être prise en charge pour aller mieux !

 

Aurélie Poumailloux

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