SODOMIE : pourquoi c'est TABOU ?

S'il est plus facile de parler de la sodomie aujourd'hui qu'il y a plusieurs décennies, c'est encore et toujours une pratique taboue.

Entre clichés et idées reçues, la sodomie a la vie dure…

Mais pourquoi est-elle la seule a être si taboue ?  

On vous dit tout sur cette pratique mal-aimée ! 

1. Ses antécédents historiques

Le tabou de la sodomie nous vient en fait de l'Antiquité ! Oui, oui, c'est bien d'Histoire dont on vous parle… Si à l'époque de la Grèce antique, c'était une pratique tolérée (entre un maître et son esclave seulement!), elle est condamnée sévèrement dès le 12è siècle : peine de prison voire peine de MORT, c'est une pratique qui est fortement punie parce que considérée comme contre-nature (car elle ne permet pas la fécondation).

Si la sodomie est aujourd'hui dédramatisée et n'est plus considérée comme un crime, on comprend mieux pourquoi elle est si taboue… Les interdits du passé ne sont donc pas encore totalement oubliés !

2. Une dimension de soumission

Si la sodomie est aussi délicate à aborder (et à assumer!) c'est que c'est une position de soumission. La femme se soumet à l'homme, en lui offrant la partie la plus intime qui soit !

C'est aussi une pratique que certains comparent au fait de déflorer, car l'anus est une zone peu visitée, et donc vierge, en quelque sorte ! Ce sentiment de conquête participe clairement à ce rapport de dominant/dominé. Voilà pourquoi on est pas hyper à l'aise avec cette pratique !

3. L'idée de saleté

La sodomie, c'est évidemment une connotation de saleté, de par le chemin emprunté… L'anus est effectivement une zone où prolifèrent les vilaines bactéries. Et c'est AUSSI la chemin des excréments, ce qui en bloque plus d'un(e) (de partenaire, pas d'excrément) !

C'est pour ça qu'il est ultra important d'avoir une hygiène irréprochable pour pratiquer la sodomie et de ne surtout pas alterner pénétration anale et pénétration vaginale ! Une fois passé par derrière, on change le préservatif ou on se lave avant de repasser par devant ! Mais on ne mélange pas tout : c'est le meilleur moyen de titiller les infections !

4. La peur de la douleur

Qu'on se le dise, la sodomie rime pour beaucoup de femmes avec douleurs, saignements, déchirements… Ce n'est donc pas une honte de la redouter ! Si on la considère comme peu naturelle, c'est simplement parce que l'anus est une zone qui ne se lubrifie pas naturellement lors de l'excitation. De plus, l'anus est plus étroit que le vagin, et contient plus de muscles : le passage du pénis est donc semé d'embûches, bien plus que dans le vagin !

C'est donc pour ça que la sodomie nécessite une préparation en amont ! Beaucoup de lubrifiant et aussi de la détente : obligée d'être en totale confiance pour s'y livrer.

5. Un fantasme masculin

Ce n'est pas pour rien que la sodomie reste majoritairement un fantasme masculin : en insérant leur pénis dans l'anus, plus étroit, les sensations de l'homme sont décuplées ! Si on y ajoute le sentiment de domination et leur sentiment de possession de leur partenaire, on peut objectivement comprendre leur engouement pour la fameuse levrette !

La majorité des femmes qui s'y sont adonné avouent d'ailleurs que c'était pour faire plaisir à leur Zozo ! Mais ça ne veut pas dire que les femmes n'y trouvent pas leur plaisir : certaines femmes y prennent leur pied autant que d'autres en missionnaires !

Si on veut s'y mettre, c'est donc avec précaution et confiance ! 

AP

 

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