Les 8 TRAUMA de la MORVE #LeRhumeArrive

Ça y est… L’enfer du reniflement est arrivé. Ça bloblote dans le pif, ça mouche son nez rougi, ça éternue brillamment… Finie la dignité, la période du rhume est un relâchement total de trois mois. On n’a plus peur de se vider de morve en public, (alors qu’avant, on se mouchait discrètement aux toilettes du bureau), on sort fagoté n’importe comment parce que « Ah bah fait froid, je be couvre ! » et on fait le bise aux autres malades façon : On da le bême rhube de toute façon… »

Ça se plaint, ça se traine, ça s’enroule dans des écharpes et des pulls de grand-mère…

Quelle période de m...

1. Le mouchoir troué

On se mouche comme des veaux et allez savoir pourquoi, on conserve des jours ce petit bout de mouchoir morveux dans notre poche. Sorte de trophée du rhume ou de doudou rassurant (on a vraiment plus de dignité enrhumée) qui forcément, craque.

Et là, c’est dramatique. Le mouchoir devenu translucide, se déverse sur nos doigts… Forcément il n’y a pas de robinet à portée de main et on saisit peu de temps après cette poignée de porte ou cette barre de métro… VOILA comment tout le monde se contamine et se re-contamine jour après jour ! Prenez des mouchoirs neufs nom d’un gnou !

2. L’éternuement apocalyptique

On le sent venir, il nous chatouille depuis une demi-heure le pif, et et et… AAAAAAATTTTTCHHHOUUUM.

Bien sûr, étant donné qu’on a la vigueur d’un poulpe mort, on n’a pas eu le temps de saisir un mouchoir. On se laisse balloter par son éternuement sans broncher : postillons, bruit assourdissant, reniflement intensif pour tenter de faire remonter cette vague de maladie dans son nez…

Oh non, on n’est pas beaux à voir.

3. Le raclage de glotte

Vous commencez une phrase et… RRaaaaaah putain, la gorge est aussi encombrée que le nez. Et que je te racle un grand coup le gosier histoire de faire partir tout ça.

Les plus timides se diront tout de même : « Merde, je viens bien de faire ce son guttural devant mon boss ? » Oui oui, on le fait, parce que le rhume n’est pas une maladie, c’est un transformateur de perception. Plus de gêne, plus de retenue, plus de fierté.

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4. Le reniflement refrain

Ecoutez un mioche renifler plus de deux fois. Vous pétez un plomb et lui dites de se moucher. Normal, c’est dégueulasse.

Lorsque que la saison du rhume arrive, on se met à tolérer des heures entières de reniflement (et y participons avec plaisir) sans broncher.

On devient une petite comptine à morve qui se dit : « Oh de toute façon si je me mouche, je devrai me moucher de nouveau dans dix minutes. »

Oui, même la logique en prend un coup.

5. Le collègue plaintif

Et si ce n’est pas (encore) nous qui sommes touchés par le rhume, c’est le collègue qui l’a (et qui va nous le refiler) et qui se plaint… « Fiouuuuuuuuuu. J’suis fatigué. Ohlala, j’ai tellement la flemme… »

N’importe quelle tâche qu’il effectue est agrémentée d’un long soupire ou d’une plainte geignarde. L’impression d’être dans une maison de retraite au bureau. L’enfer.

6. L’écharpe morveuse

Et puis on s’entortille dans un écharpe géante (pourquoi, mystère ? Ce n’est pas parce qu’on transpire plus qu’on va se soigner plus vite…), écharpe géante qui récupère gentiment notre morve.

Bah ouais ‘faut partager, allez tiens je coule du nez dans mon écharpe et m’essuie avec mes gants… Non mais franchement, on dirait qu’on devient un gosse crado qui vit très bien avec ses crottes de nez… Immonde.

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7. Le dialogue de sourd

Et puis écoutez un peu ces conversations : « Dalut Bathilde ! Da va ? Doi aussi du as le rhube ? »

Non, on comprend rien, ça renifle, ça tente de discuter avec son nez tout rouge et tout pelé… Franchement il faudrait juste ressortir de chez soi quand on a retrouvé un semblant d’apparence humaine.

8. L’œil alcoolique

Et puis cette tronche que ça nous fait… On vit avec, ça ne nous choque même plus, mais on oscille quand même entre tête de conjonctivite et alcool ingéré dès dix heures du matin…

On se balade comme ça avec ses yeux tous luisants et rougeauds, on ne voit plus le monde pareil, on n’entend que d’une oreille parce que l’autre est bouchée mais c’est pas grave, on a notre demi mouchoir mouillé dans notre poche pour nous réconforter…

 

Non franchement, on perd toute notre dignité.

 

LP. 

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