Trouver le PRINCE CHARMANT (ou comment se casser les dents)

Soirée sympathique dans un bar où gravitent de jolis garçons… Vous et votre amour débordant avez tout de suite repéré un beau brun et avez déjà imaginé quelle serait la vie avec lui, à bord de votre appartement tout en parquet et votre balcon où vous boiriez vos cafés (bien sûr, vous faites fi du prix du mètre carré…) en vous occupant de votre basilic frais… Oui mais voilà, ça ne se passe pas toujours comme dans les rêves (rarement même…)

 

 

Après quelques verres, vous vous dites qu’il ne faut pas passer à côté de l’occasion d’entretenir son basilic frais avec un beau brun. Vous foncez donc vers lui – au sens figuré. Quoi que… – pour une approche nature. Le problème, c’est que ça fait trois heures que vous vous imaginez dans vos draps de soie blanche à refaire le monde et à parler du prochain dîner chez maman, sauf que lui, ne vous à même pas vu.

 

Du coup, quand vous lui parlez, vous avez l’impression de le connaître déjà par cœur. Vous lui souriez, lui faites une petite blague pleine de sous-entendus et êtes tout de suite très à l’aise : main sur l’épaule, discussion à deux centimètres de son visage, œillade qui veut dire « on rentre bientôt à la maison chéri ? » (enfin dans votre tête, car lui voit « Je suis une grosse allumeuse qui couche le premier soir.)

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Vous avez oublié de lui demander son prénom - dans votre rêve éveillé, il s’appelle Gaston, Jules ou Diego et a des origines italo-ispano-brésilo-françaises – mais quand vous lui demandez il s’appelle Julien, et il a juste sa grand-mère qui était alsacienne.

 

Vous continuez de papoter même s’il n’est pas exactement comme dans votre rêve – la voix suave ressemble plutôt à un timbre nasillard et son intérêt pour la peinture flamande, à un match de rugby – et persévérez dans l’idée que « si, si, c’est lui l’homme parfait au plant de basilic frais ! »

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Le Julien commence à se dire que vous êtes à point et vous demande de rentrer avec lui. Les verres de trop et la conviction (forcée) que c’est le bon, vous font accepter. Roulage de pelles et tripotage dans le taxi peu ragoutants, vous descendez devant chez lui, avec l’impression qu’un doberman vous a léché la face.

 

Vous montez, il ne vous propose pas un thé (comme c’était écrit dans votre rêve) et vous saute dessus, son clic-clac à peine déplié. Une minute trente plus tard, il s’endort de son côté.

 

Gloups. Ce n’était pas lui le prince charmant. La prochaine fois, on rêvera APRÈS l’avoir trouvé, pas avant !

 

Crédit Photo : Pinterest