SEXE : j’ai COUCHE avec TARZAN

C’est la fin de l’été, des beaux mecs aux cheveux longs et emmêlés, de la nature sauvage (même que l’on avait plus peur des grosses bêtes comme les cousins…) et du coup, on déprime…

Alors comme on n’avait pas la foi de quitter nos souvenirs de vacances, on s’est dit qu’on allait rêver encore un peu… Et on est partie faire un petit tour en forêt pour aller chasser… TARZAN !

 

 

 

 

Déjà, quand on a demandé à notre pote au carnet d’adresses grand comme le Sahara, on ne pensait quand même pas qu’elle allait nous sortir, calmement, « Tarzan ? Si si, je connais, mais je te préviens, il sent fort… Enfin bref, tu te doutes qu’il n’a pas de portable, donc il faut que tu ailles le choper en forêt. » Je ne pensait pas que ce serait si simple de le trouver… En forêt ? C’est moins classe… « Ouais non, mais c’est parce que là où il vivait, c’est devenu une vachement grande zone industrielle, alors Tarzan, il a fait la gueule et il s’est barré. » Diantre, pauvre Tarzan.

 

Pas grave, je décide d’y aller quand même - ce n’est pas parce qu’il mange des glands et des fougères qu’il a perdu tous ses muscles ?! On s’écarte du chemin tracé pour s’enfoncer dans la forêt plus dense, on flippe un peu. Bah quoi, on a dit que l’on avait plus peur des cousins, mais, des limaces, des araignées, des escargots, des scarabées, des fourmis rouges, si ! Je chantonne « Georges, Georges, Georges de la jungle, aussi fort qu’un lion ! » pour me donner du courage quand tout à coup, CRAAAC. Une branche grosse comme une cheminée s’écroule suivie de près par un homme quasi nu qui vient s’étaler par terre comme un vieux sac en toile de jute rempli de riz !

 

 

 

 

 

J’accours un peu paniquée, et relève le monsieur qui s’avère être un jeune homme tout à fait désirable (si l’on enlève les multiples feuilles et traces de boue collées à son corps). Il me sourit mollement, mi-tristounet, un mi-honteux, mais je lui prends la main fermement et lui décoche mon plus beau sourire censé dire « C’est pas grave mon Tarzan ! Moi je te trouve trop canon ! » Un peu ragaillardi, il me saisit par le bras et m’emporte dans une course folle à travers la forêt ? Je peine à le suivre avec mes baskets légères qui s’enfoncent dans la boue, mais il finit par me saisir contre lui et me soulève de terre !

Ah pétard qu’est-ce qu’il fout le Tarzan, je ne suis pas son pote toucan, je ne sais pas voler moi ! Mais il serre plus fort ma taille et m’enroule dans un genre de grosse corde. Nous voilà en train de nous balancer de branche en branche (moi je retiens juste  mon envie de faire pipi de terreur). Le tour de manège fini, il me dépose (presque) délicatement sur un petit nid douillet de fougères. Enfin calmée, je repense au pourquoi du comment je me suis retrouvée là et me dis qu’après tout, je vais peut-être le dragouiller l’homme de la jungle…

 

 

 

 

 

J’enlève alors mes chaussures pleines de boue laissant mes pieds nus (je ne sais pas pourquoi je me suis dit que des petits pieds tout propres et vernis lui feraient de l’effet car il n’a pas dû voir ça beaucoup…) et il s’en approche, accroupi, en démarche de crabe. Il saisit un de mes pieds et se met à les renifler. Non, mais ! Tarzan qu’est-ce que… ? Oh, il sourit… Ah bah voilà, ces quatre heures de manucure en valaient la peine…

Je lui attrape le bout de pagne qui ne cache rien en vrai – ce n’est pas comme dans le dessin animé où l’on ne voit jamais rien, là on voit carrément tout – et nous voilà roulant-boulant dans les fougères… Il sait embrasser le bougre ! Un de ces baisers sauvages qui vous laisse un goût de vacances torrides pour longtemps… En trois minutes j’ai perdu ma culotte et Tarzan son pagne…

 

 

 

 

 

OOOOHIHOOHIHOHIHOOOOO… Fiou. Il sait exprimer sa joie celui-là…

On se rhabille tranquillement, la tête un peu dans les étoiles, et il me propose de lui présenter son meilleur ami. Je me dis qu’il se plante de mot, puis je prie pour qu’il n’y ait pas une tripoter de jeunes fêtards qui se sont installés avec lui et qui ont tout vu de nos ébats…

Il siffle et arrive… Un gros sanglier qui couine, l’air heureux (si, je vous jure qu’il avait l’air content le cochon !) Je me recule – la dernière fois que j’ai vu un sanglier, c’est quand je lui suis rentrée dedans en voiture… J’espère qu’ils n’étaient pas de la même famille – et vois Tarzan dire bonjour à son ami… Mais un gros bonjour… Il lui attrape ses deux petites oreilles et lui fait des gros poutous-poutous sur le groin. Là, je me rappelle où il a glissé sa langue.

Je ne pense plus qu’à aller, me doucher. Perdue, je fais un bisou sur le front du sanglier et donne une tape sur la tête de Tarzan pour filer retrouver ma maisonnée confortable.

 

En fait, c’est quand même bon d’être rentrée. 

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