CONTRACEPTION : le STERILET, et si on s’y mettait ?

Après les scandales concernant la pilule, les bouleversements hormonaux décriés, les médicaments chimiques douteux, la clope et la contraception… On ne sait plus vers quoi se tourner pour ne pas se faire de mal en prenant un contraceptif !

Pourtant, une méthode peu utilisée chez les jeunes femmes pourrait être une bien belle solution : le stérilet !

 

 

1. Les différents types de stérilets

Il existe plusieurs types de stérilets (Dispositif Intra-Utérin = DIU). Le stérilet en cuivre, qui empêche la fécondation de l’ovule et rend l’endomètre impropre à la nidation et le stérilet hormonal qui contient une hormone appelée lévonorgestrel. Sous ce nom barbare se cache le moyen d’empêcher la muqueuse utérine de s’épaissir pour accueillir une nidation : » NO WAY Baby, ce corps ne sera pas ton temple ! »

 

 

2. Les inconvénients : le vrai du faux

On entend beaucoup de choses concernant le stérilet : « Ce n’est qu’après plusieurs grossesses que tu peux le poser », « Ca rend stérile », « Ca augmente le risque de grossesses extra-utérinse » « Ca n’est pas efficace » etc.

En réalité, les risques ne diffèrent pas des accidents de parcours des autres contraceptifs. Si le stérilet est bien placé, le risque de grossesses est de 2 pour 1000. De plus, le nombre des grossesses extra-utérines est en réalité plus faible que chez les utilisatrices d’autres contraceptifs ou chez celles qui n’en utilisent pas. L’utilisation d’un DIU n’augmente pas le risque d’infections mais ce sont les partenaires et rapports à risques qui l’augmentent. De plus, comme les médecins font un dépistage avant la pose du stérilet, le risque d’infections cachées est moindre.

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3. Stérilet chez les jeunes femmes

Il est coutumier d’entendre que seules les femmes ayant eu des enfants peuvent avoir un stérilet. En réalité, c’est strictement faux.

Le stérilet a commencé sa carrière aux Etats-Unis et en Angleterre dans les années 50, période où l’on connaissait peu les MST. Alors, quand une femme avait une maladie qui la rendait stérile, on disait «  Ça doit être la faute du stérilet » et on a donc interdit de poser un DIU à des femmes n’ayant pas eu d’enfants.

Mais dans les années 70, des médecins anglais et scandinaves se sont penchés sur la question et ont découvert que le risque d’infections ne venait pas du stérilet mais de la multiplicité des partenaires !

Sachez également qu’il existe des stérilets de toute petite taille pour les femmes n’ayant pas eu d’enfants et dont le col de l’utérus est plus petit (il s’appelle le « NT 380 Short », la classe).

 

 

 

4. On le garde combien de temps ?

Les DIU peuvent être gardé de 5 à 10 ans selon le modèle.

 

Alors, vous n’avez pas une petite envie de ne plus mettre de réveil « pilule »  et d’être tranquille pendant des années ?!

(SOURCE)