15% des gens font trop de sport et mettent leur santé à risque !

Le sport, on a l’habitude de considérer qu’il n’y a rien de meilleur pour la santé : il permet de réduire l’apparition de maladies cardiovasculaires, de libérer des endorphines génératrices de bien-être…

Certes : mais que faire quand le sport tourne à l’obsession ? L’OMS appelle « bigorexie » cette pathologie qui touche les personnes qui s’entraînent sans arrêt.

Voyons de plus près de quoi il s’agit :

Qu’est-ce la bigorexie ?

L’OMS a décrété qu’environ 15% des personnes pratiquant entre 1 et plusieurs heures de sport par jour pouvaient être touchées par cette forme de dépendance. « Bigorexie » est un mot-valise qui fusionne l’adjectif anglais « big » (grand) et le terme grec « orexé » (appétit) : la personne atteinte par cette maladie a une grosse faim (au sens métaphorique), c'est-à-dire un grand désir… d’avoir de gros muscles.

Ainsi, c’est une maladie qui, en plus de toucher certaines femmes, touchent aussi un grand nombre d’hommes. Parmi les sports les plus concernés, on trouve l’haltérophilie et la course à pied.

Les conséquences

Cette maladie officiellement reconnue par l’OMS peut se rapprocher d’une véritable dépendance. A ce titre, elle a des répercussions sur le plan physique et mental :

  • Physique : la personne atteinte de bigorexie connaît souvent des carences : les muscles, pour se développer correctement, ont besoin de fer, de protéines… Et un entraînement trop intensif peut rapidement épuiser les stocks présents dans l’organisme. En plus de cela, tout ce sport affaiblit les articulations, entraîne des déséquilibres hormonaux… et va souvent de pair avec l’emploi de compléments alimentaires (comme la créatine) qui sont parfois mal utilisés.
  • Mental : comme pour n’importe quelle autre dépendance, la personne bigorexique tend à s’isoler de son entourage. Elle vit très mal le fait de devoir renoncer à une heure d’entraînement pour voir un ami ou pour rendre visite à un membre de la visite : il y a une véritable sensation de manque physique qui se produit. Pire encore si elle sait que, pour des raisons de sociabilité, elle va devoir manger une grosse pizza et boire une bière au resto avec ses potes, un soir. La seule choe à laquelle la personne va penser est : « mais combien d’heures d’entraînement je vais avoir besoin pour écouler tout ça ? »

Comment en sortir ?

Les personnes qui sombrent dans cette pathologie cherchent souvent un moyen de rebooster un ego un peu fragile. C’est par exemple le cas des gens qui rêvent d’avoir des muscles de rêve pour paraître plus fort... mais les raisons sont souvent beaucoup plus profondes. Souvent ces personnes se voient d’ailleurs autrement que comme elles sont vraiment : trop maigres, pas assez musclées… Ce qui ne correspond pas du tout à la réalité.

La seule façon de guérir consiste à aller voir un psy qui pourra prescrire une cure de « désintox » appropriée.

 

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