TAMPON : c'est quoi le SYNDROME DU CHOC TOXIQUE ?

Si vous avez lu un jour la notice de vos tampons périodiques, vous avez sans doute vu un avertissement très sérieux parlant de « syndrome du choc toxique » pouvant entraîner la mort.

Mais comment passe-t-on d’un tampon pour ses règles à une maladie aussi grave ?

Petite enquête.

1. Qu’est-ce qui se cache derrière ces 3 mots ?

Le Syndrome du Choc Toxique, ou SCT, est en fait une infection provoquée par une bactérie. La bactérie en question, c’est le staphylocoque doré, bien connu et déjà présent chez 30-40% des gens (hommes, femmes et enfants). Un germe qui peut « coloniser » le vagin et produire des toxines.

2. Pas seulement lié aux règles

Le SCT n’est pas nécessairement lié aux périodes de règles, il peut aussi survenir en cas de blessure ou d’opération chirurgicale, voire même en raison de certains traitements lourds, comme la chimio, ou bien certaines maladies au long cours, comme le diabète.

3. Comment le tampon peut-il provoquer le SCT ?

Il y a plusieurs cas spécifiques :

- quand on utilise un tampon en dehors des règles

- quand on utilise un tampon trop absorbant par rapport à son flux (gare aux tampons les plus absorbants !)

4. Et les autres protections féminines ?

En période de règles, on peut aussi utiliser des serviettes ou une coupe menstruelle. Pour la contraception, un diaphragme ou une cape cervicale : il faut savoir qu’eux aussi sont susceptibles de provoquer le fameux syndrome, car en règle générale tout ce qui est en contact avec le vagin est potentiellement à risque.

4. Ça se manifeste comment ?

Le plus compliqué est de détecter l’infection, qui commence comme une banale grippe : fièvre élevée (39-40°C), problèmes de tension, malaises… Ils peuvent commencer pendant les règles, ou bien quelques jours après la fin de celles-ci.

On peut aussi voir apparaître un rash (sorte de petits boutons), puis une desquamation de la peau, comme après un coup de soleil.

Pour les cas les plus graves, quand les organes sont atteints, il peut y avoir des vomissements, diarrhées, une inflammation des muqueuses…

A retenir : si vous avez ce type de symptômes au moment ou juste après vos règles, et qu’ils s’aggravent au lieu de s’améliorer, n’hésitez pas à consulter rapidement pour écarter tout risque.

5. Peut-on l’éviter ?

Il existe plusieurs règles d’hygiène très faciles à mettre en œuvre pour minimiser les risques de contracter l’infection :

- on se lave bien les mains avant de mettre un tampon ou une coupe menstruelle

- on choisit un tampon adapté à son flux, et on réserve le super absorbant pour les flux vraiment importants

- on alterne entre tampons et serviettes

- on change de tampon ou de protection régulièrement au cours de la journée

 

 

Aurélie Poumailloux

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