"Le Pays des étés" de Pierre Adrian : quand une maison de famille devient impossible à quitter
La grand-mère vient de mourir, à plus de cent ans, un jour de finale de Coupe du monde. Avec elle, c'est la grande maison bretonne du Finistère qui va être mise en vente. Celle où toute la famille se retrouvait chaque été depuis un demi-siècle. Pierre Adrian revient dans ce Finistère qu'il connaît et aime depuis l'enfance pour un roman délicat, mélancolique et lumineux à la fois sur ce que les lieux font de nous.
1. Pourquoi on aime ce livre ?
Parce que Pierre Adrian a ce don rare de donner de l'importance aux gestes minuscules, aux habitudes familiales, aux étés qui semblaient ne jamais devoir finir. Sa prose est sobre, précise, d'une délicatesse infinie. Ce qui touche, c'est que derrière cette maison bretonne, chacun peut retrouver un lieu disparu, une grand-mère, une enfance, ou simplement la nostalgie d'un temps où les journées paraissaient infinies.
2. Pour qui est ce livre ?
Pour toutes celles qui ont un endroit de l'enfance qu'elles craignent de perdre. Ce roman parlera à celles qui ont grandi dans une maison de famille et savent ce que ça coûte d'en fermer la porte pour la dernière fois. Et à celles qui ont compris, un peu tard, que les lieux qu'on aime nous aident à traverser les chagrins.
3. On lit ou pas ?
Oui, avec une boîte de mouchoirs à portée de main. Le Pays des étés est un roman empreint de nostalgie, amer malgré la langueur des jours, qui a le goût du vent breton et de la fin des choses. On le referme avec envie d'appeler sa famille. Tout de suite.
Editions Gallimard : 19 €