"Le Feu aux nues" de Claro : fallait-il brûler Turner ?

En 1858, John Ruskin, le grand critique d'art anglais, se retrouve à classer les œuvres de son idole William Turner. Il tombe sur des croquis de femmes nues qu'il juge indécents. Trente ans plus tard, il se vante de les avoir brûlés. Claro, traducteur de Pynchon et Rushdie, a voulu savoir si c'était vrai. Ce qu'il a trouvé en tirant ce fil dépasse de loin la simple question d'un autodafé.

"Le Feu aux nues" de Claro : fallait-il brûler Turner ?

1. Pourquoi on aime ce livre ?

Parce que derrière cette histoire d'amour-détestation entre un critique et son peintre, Claro dissèque quelque chose d'universel : le puritanisme, la censure, et cette façon qu'on a parfois de détruire ce qu'on admire le plus. Le récit est dense, drôle et érudit sans jamais être pédant. Claro a l'art de rendre passionnante une question qu'on ne s'était jamais posée.


2. Pour qui est ce livre ?

Pour toutes celles qui aiment l'art et veulent comprendre ce qui se passe dans les coulisses de sa réception. Ce livre parle de censure, de réputation, de la façon dont le regard des autres façonne les œuvres et parfois les détruit. Il touchera aussi celles qui s'intéressent à l'Angleterre victorienne et à ses contradictions fascinantes.


3. On lit ou pas ?

Oui, et on ressort de cette lecture avec une question qu'on se pose encore : Ruskin a-t-il vraiment brûlé Turner ? Claro ne répond pas entièrement, et c'est peut-être là son plus grand talent. Ce récit s'annonce comme l'une des curiosités de la rentrée.





Editions Flammarion : 20 €