"Sorcières, salopes et starlettes" de Rebekka Endler : ces mythes patriarcaux qui nous collent à la peau depuis des siècles
La sorcière brûlée. La salope qu'on ne croit pas. La starlette qu'on dévore puis qu'on détruit. Trois figures féminines que l'Histoire a construites, instrumentalisées et utilisées contre les femmes depuis des siècles.
1. Pourquoi on aime ce livre ?
Parce que Rebekka Endler a ce talent rare de rendre passionnante une analyse féministe sans jamais la rendre inaccessible. Elle traque les mythes misogynes qui continuent de façonner notre regard sur les femmes, de la chasse aux sorcières jusqu'aux réseaux sociaux, avec une rigueur documentaire et un sens de la formule qui font mouche à chaque page. On apprend énormément. Et on est en colère, ce qui est exactement l'effet recherché.
2. Pour qui est ce livre ?
Pour toutes celles qui ont lu Le Patriarcat des objets et en voulaient encore. Et pour celles qui découvrent Endler ici : cet essai se lit seul, comme une enquête sur les histoires qu'on nous a racontées sur nous-mêmes depuis l'enfance. Il touchera celles qui s'interrogent sur la façon dont la culture populaire perpétue des représentations toxiques des femmes, souvent sans qu'on s'en rende compte.
3. On lit ou pas ?
Oui, et on surligne des passages entiers. Sorcières, salopes et starlettes est un essai nécessaire, drôle et furieux à la fois. On le referme avec une liste mentale de toutes les fois où ces mythes ont joué contre nous. Et avec l'envie de ne plus les laisser faire.
Editions Dalva : 21,90 €