J'ai essayé d'être moins CHIANTE une JOURNÉE

Je me suis fixée un petit challenge… Être plus positive, plus cool, plus « yoga-style » et légèrement moins folle-à-lier-de-mauvais-poils-dès-9h-du-matin.

J’ai donc appliqué cette stratégie sur une journée déjà (faut pas pousser on va y aller progressivement.)

Verdict…

1. Je me suis levée du bon pied

Hyyyyyper dur ça : se lever sans râler ! J’avais jamais fait moi… Du coup, je me suis motivée, dès que j’ai entendu mon réveil sonner je me suis ensevelie sous des pensées positives du type : Allez un café chaud ; hmmmm une bonne douche réconfortante ; chouette il reste de la baguette !

Je ne vais pas dire que je n’ai pas poussé un petit grognement quand j’ai marché sur une miette mais globalement il y a eu un peu de mieux. Un peu plus de sérénité aussi pour Monsieur qui ne s’est pas pris un « Putain, crade làààà, miette, bordel, fait mal ! » dès le réveil.

2. Je n’ai pas pesté contre la cafetière

Je sais, je devrais en changer plutôt que de râler contre elle tous les matins mais c’est presque devenu un rituel. Je ne supporte pas qu’elle ne fonctionne pas, je VEUX que ça marche : « Alleeeeeez là pourquoi ça coule pas ! Putain t’as vu c’est bouché là ! Sérieux c’est quoi ce percolateur ? J’ai payé une fortune du café spécial expresso, ça marche pas putain ! »

J’ai regardé le café ne pas couler. J’ai respiré un grand coup, ai mis ma bouilloire en route et me suis fait un thé. Bah c’est pas mal aussi le thé le matin !

3. J’ai souri dans le métro

En temps normal et comme bon nombre de Parisiens mal embouchés, je fais la gueule dans le métro. C’est un haut lieu de guerre, une jungle sordide où il faut mordre, pousser, grogner…

Mais là je me suis dit « arrête, tout le monde n’est pas un frotteur immonde, il y a des gens qui morflent aussi sous l’aisselle de Rambo là… » Alors j’ai souri à ma voisine qui elle aussi se faisait écraser par un molosse, j’ai fait un sourire entendu à la dame d’en fasse qui devait se faire toute petite car un magnifique manspreading se déployait à côté d’elle et j’ai souri au type qui n’avait pas fait exprès de coincer ma manche en attrapant la barre…

C’était difficile de ne pas regarder avec la pire hargne du monde les enfoirés du métro, mais j’avoue que sentir qu’à plusieurs on peut se foutre d’eux aide à aller au boulot plus sereine.

4. J’ai répondu gentiment à mes mails

Lorsque je vois qu’entre 22h et 7h du matin, on m’a assaillie de mails hargneux et insomniaques, j’ai tendance à m’irriter légèrement sur ces échanges façon texto.

Là, je n’ai pas ouvert mes mails tout de suite. J’ai pris un café, me suis marrée avec mes collègues, ai fait les taches vraiment prioritaires puis ai ouvert mes mails…

En les lisant calmement, on répond calmement : « Merci pour l’information mais nous avons déjà traité ce sujet, ci-joint le mail du 22. Très bonne journée ! »

Non, l’agressivité des autres ne passera pas !

5. J’ai essayé de ne pas dire « putain »

Vous voyez ce petit « ‘taiiiiiin » lâché devant son écran dents serrés, face à ce café renversé, eh bien j’ai essayé de le contrer.

Franchement pas simple, je l’ai d’abord remplacé par une grande inspiration-expiration puis j’ai réussi à garder mon calme et à regarder le drame d’un air placide. J’ai stressé beaucoup moins de monde et ils m’en étaient très reconnaissants.

6. Je n’ai pas choisi le resto

Quand j’ai faim je m’irrite, il faut que tout aille vite que ça trace, je n’aime pas les gens qui trainent devant la vitrine du resto chinois, puis se disent « Et si on se faisait plutôt un jap’ ? Ou alors il y a la petite sandwicherie, très bonne aussi… » Aaaaaaaaaargh vas-y magne, on y va on y va quoi !

Histoire de ne pas bousculer tout le monde en finissant par décider fermement, j’ai mangé un encas à 11h30 et j’ai pu glisser comme une loutre vers l’heure du repas, sans stress, avec écoute et bienveillance.

J’ai mieux mangé et les collègues ont eu un peu moins peur de moi…

7. J’ai mis de côté le boulot

Une fois rentrée à la maison, j’ai fait attention. Je n’ai pas foncé sur monsieur en répondant à sa question « Ça a été la journée » par un « PPfiiiiiiiiouuuuuu putain… Je te raconte pas ce que j’ai entendu aujourd’hui ! » et bien sûr tout lui raconter en long en large et ne travers… J’ai fermé la case « boulot » pour passer à la case » Viens on fait la cuisine ».

 

Beaucoup plus drôle et bien plus savoureux.

LP. 

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