Mon COUPLE est un gros CHAUSSON #doudou

J’assume complètement mais en hiver, Ricky et moi passons en mode chausson absolu. C’est voulu, c’est le seul moyen de passer l’hiver en toute sérénité. Il ne faut pas lutter franchement, c’est trop hostile dehors : il fait froid, il fait nuit, les feuilles glissent, la pisse des clodos se figent… Le Démogorgon en puissance.

Donc pour survivre, la technique est de se transformer en charentaise à l’intérieur moutonné.

1. L’art du mou-moelleux

La maison se transforme en espèce de yourte confortable où d’énormes coussins flirtent avec de grands plaids. Chaque soir, le canapé nous tend ses bras et nous dit : « Viens te réchauffer, vieeeeens ».

Du coup, on s’enfouie de sorte que seuls nos yeux dépassent afin d’apercevoir la série Netflix et une main, de temps à autre, sort pour attraper le thé.

Et franchement, tant de cosy et de sérénité me font parfois attendre l’hiver avec impatience lorsqu’en été, on s’étale sur le carrelage de la cuisine pour avoir un peu de frais.

2. Les habitudes de charentaises

Une fois rentrés, avant même de se dire bonsoir, nous avons un petit rituel chacun (jeter mon manteau et enlever mon soutien-gorge personnellement), puis on prépare un apéro avec les restes du frigo et on se sert un verre de vin. On se pose comme des vieux chaussons dans notre ami-canapé et on se raconte nos journées. Beaucoup plus efficace qu’un psy.

3. La folie du carreau

Alors bien sûr parfois on se transforme en charentaise funky, en carreaux rouges et bleus et on fait les fifrelins… Le chausson a le droit d’avoir son heure de gloire, sa sortie de l’année.

Alors on se bouge, on sort, voire même, on change de quartier. On fume des clopes dehors, on picole trop, et le lendemain, on se sent vieux et fatigués alors on ne décolle pas du canapé et on se fait livrer toute la bouffe du monde.

4. La nourriture peau de mouton

Moelleuse, chaude, confort’…

On mange comme j’imagine qu’un chausson mangerait. Raviolis aux champignons et à la crème, repas arrosé de fromage coulant, légumes farcies, soupes et veloutés… Des trucs qui donnent envie de plonger dedans… Nous devenons certes un peu plus moelleux nous aussi, mais on se rassure se disant qu’on est mignons comme des chaussons.

5. Le rassemblement des chaussons

En maternelle c’était la misère de perdre un de ses chaussons. Nous, on est un peu pareils. On ne s’éloigne jamais beaucoup sinon on vit la solitude du chausson.

C’est pas mal, vite fait quoi, histoire de revivre le petit flippe de la moyenne section « Oh non putain il est où mon chausson ! » (Oui je pense que je disais déjà « putain » dans ma tête en maternelle) mais très vite, on re-range gentiment les chaussons et on est les plus heureux de pour rechaussonner en cœur.

6. Le je-m’en-foutisme du chausson

Le chausson se fout d’être beau, d’être digne, d’être droit. Il est là pour être mou, moelleux et rassurant. Notre couple est un peu pareil : pas de jugement, pas trop de prise de tête, pas de reproches… J’aime que Ricky soit un chausson et je pense que j’ai mon petit potentielle de chaussonne.

 

Un art de vivre absolu.

 

LP. 

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