J'ai tenté de porter des DESSOUS AFFRIOLANTS

Je ne sais pas trop ce qui m’est passé par la tête l’autre jour, je devais être tombée devant la bande-annonce du dernier « Fifty shades » et mon cerveau en est sorti tout ramolli…

D’un coup, j’ai eu une envie subite d’enfiler des dessous tout en transparence et en dentelle, et même de mettre une guêpière… 

1. Donc j’ai commencé par vider ma penderie

Enfin, mon bordel à fringues, quoi. Je me suis dit que dans un moment d’égarement, j’avais bien dû, au moins une fois, me retrouver au rayon dessous olé olé d’un magasin de lingerie, et que j’avais craqué.

Eh bah OUI ! Sous mon monceau de petites culottes noires (pratiques, vont avec tout, passent dans toutes les occasions), j’ai exhumé un ensemble ROUGE en satin et dentelle, sitôt acheté, sitôt planqué.

2. Et puis, je l’ai enfilé

Bon, j’ai quand même eu un peu d’appréhension, d’abord, les mains moites, le cœur qui palpite, la tête qui tourne… Et puis, j’y suis allée franco, d’un coup, comme pour arracher un sparadrap trop collant (aie).

Et là… en fait, il ne s’est rien passé, pas de coups de tonnerre, de révélation, d’éclair lumineux dans la chambre ni rien.

Un poil déçue, mais continuons l’expérience…

3. Je me suis plantée devant le miroir

Et, une fois n’est pas coutume, je me suis regardée sous TOUTES les coutures. Le point positif, c’est que ça m’a permis de constater que hé dis donc, je n’étais pas si mal foutue que ça, hein !

Même si ça faisait franchement bizarre de se voir le popotin recouvert de ce tissu chatoyant…

4. Après, j’ai tenté de m’habiller

Et là, grosse prise de tête. Je commençais à avoir des scrupules à enfiler mon slim tout bête et mon t-shirt blanc basique par-dessus cette chose toute soyeuse (sans compter que le rouge sous le t-shirt, je n’étais pas sûre sûre).

Est-ce que je n’étais pas censée sortir une petite robe noire et des escarpins à talons, histoire de marquer le coup ? Est-ce que j’étais en train de virer dans un monde parallèle ?

Bon, j’ai cogité, cogité, cogité et encore cogité avec moi-même, et j’ai opté pour mon plus beau slim avec mon top « du soir ». Faut pas déconner quand même.

5. Et donc, deux heures après, je suis enfin sortie

Oui, pour vouloir porter des dessous affriolants, visiblement, il faut avoir du temps, mais genre beauuuucoup de temps.

Donc j’étais à la bourre pour mon rencart, mais je me sentais sûre de moi, canon et prête à rouler une tractopelle à Charmant.

Sauf que… chemin faisant, ma micro-culotte a commencé à me rentrer dans le fessier de façon tout à fait gênante, et que mon soutif en simili-dentelle me grattait les nichons.

Résultat des courses : j’ai passé la soirée à me tortiller sur ma chaise, hyper mal à l’aise, et à m’éclipser aux toilettes pour remettre mon slip en place et me gratter les seins.

Autant dire que Charmant a dû croire que j’étais en pleine crise de cystite ou de mycose, et que la soirée a été un fiasco total…

 

Mais vous savez quoi ? Cet ensemble, je ne l’ai même pas balancé à la poubelle en rentrant. Parce qu’ « on ne sait jamais », hein ? Des fois qu’une folle envie me reprendrait...

 

Aurélie Poumailloux

Crédit photo : Pinterest