Je me suis fâchée avec la PAUSE PIPI

Au bureau, aller aux toilettes devient rapidement un intense parcours du combattant semé d'embûches et d'obstacles un peu difficiles à surmonter…

Entre les lavabos inondés, les collègues qui n'ont pas encore compris comment fonctionnent une chasse d'eau et ceux qui laissent des post-it haineux pour encourager les autres à nettoyer, j'en viens à perdre toute envie de décoller de ma chaise pour éviter la cystite.

1. C'est dégueu

Franchement, aller aux WC à 10h et avoir déjà l'impression d'être au fin fond d'un bar bondé le samedi soir, ça n'a pas de prix. Entre celui qui ne s'est pas encore remis de sa gueule de bois d'hier et celle qui n'a visiblement pas compris qu'il faut viser DANS la cuvette et pas autour, il y a du boulot.

Si on ajoute à ça la vieille eau stagnante dans le fond du lavabo bouché et inutilisable depuis des mois, j'hésite à investir dans un masque à gaz à chaque fois que j'ai une envie pressante...

2. C'est prétexte à tout

J'ai toujours été extrêmement mal à l'aise à cause de l'imprévisibilité des réactions de ceux que je croise dans les toilettes du bureau.

Si c'est un collègue proche, ça va, on se contente d'un petit sourire entendu (oui, oui, moi aussi j'ai bu beaucoup trop de thé détox) ou à la limite d'un « salut » un peu chuchoté, un peu discret. Mais alors quand un inconnu me lance un grand bonjour, solaire et détendu, ou qu'une nana que je n'ai jamais vue me complimente sur mes chaussures alors que je dois aller changer mon tampon d'urgence, c'est un poil flippant.

3. C'est malpoli

D'un autre côté, il vaut mieux ceux qui sont étrangement polis et outrageusement familiers que le connard du bureau d'à côté qui se croit chez mémé et entre dans la pièce en gueulant au téléphone comme un putois. Avant d'entrer dans le WC, toujours au téléphone, et de s'y enfermer en continuant sa conversation.

Que dire de la nana insupportable qui ne lève les yeux que pour regarder mon bad hair day d'un air désobligeant (NON le shampooing sec ne marche pas TOUJOURS) avant de me griller la place au lavabo, de finir le savon et de bloquer le distributeur de papier sans aucun scrupule.

4. C'est macho

On a beau dire, les mecs prennent quand même leurs aises aux chiottes du bureau. Quand je file enfin en pause pipi après m'être retenue pendant 30 minutes (discussion avec le boss obliiiige), je trouve la lunette relevée et soigneusement décorée de gouttelettes à peu près une fois sur deux…

Une fois, j'ai même eu la chance de voir un énergumène rentrer, filer dans son WC et laisser la porte un peu ouverte, comme chez lui, en somme, pendant qu'il faisait sa petite affaire. Avant de sortir en trombe, sans passer par la case lavage de mains.

5. C'est inondé

Depuis des mois et des mois, l'un des deux lavabos des toilettes du bureau est bouché. Hors d'usage. En panne. Breeeef, totalement inutilisable. Et touuuut le monde (enfin, sauf ceux qui ont décidé qu'ils étaient trop doués pour ça) se lave les mains dans le deuxième lavabo…

Sauf que certains doivent être nostalgiques de leur week-end à la piscine et ont envie de recréer une ambiance soirée mousse, par terre. Du coup, après deux chutes magnifiques dans le bourbier des WC (heureusement, la poignée de la porte a toujours été là pour me soutenir), j'ai vachement envie d'investir dans une chaise percée.

6. C'est physique

Comme si ça ne suffisait pas, j'ai eu la chance d'être confrontée au matériel plus que défectueux de ces chères chiottes.

Entre le distributeur de papier qui bourre à partir de 11h du matin parce qu'un odieux imbécile a tiré dessus de toutes ses forces et la chasse d'eau qui coule en continu, il faut être en capacité de touuuuut réparer pour ne pas faire de nos chers WC un no man's land inutilisable.

 

Mais ma botte secrète, c'est d'aller tranquillement faire ma pause pipi dans les toilettes du rez-de-chaussée, ce havre de paix que presque personne ne connaît dans l'immeuble…

 

MDS

Crédit Photo : Pinterest