Le MEILLEUR PÂTISSIER : la FINALE DÉGOULINANTE d'ÉMOTION

Mercredi 7 novembre, tous les fans de pâtisserie étaient au garde-à-vous devant la télé, le rouleau à la main, pour suivre la finale de l'émission super calorique de M6.

Et comme on est pas les dernières sur les gâteaux, on s'est dit qu'on allait y jeter un œil.

Deux heures et dix kilos plus tard, on vous raconte tout ce qui s'est passé.

1. Équipe de choc

On adore pouvoir entendre la douce voix de Cyril Lignac pendant presque 3 heures. Avec son petit accent chantant, il nous donne envie de nous préparer une ratatouille direct.

Mercotte, c'est un peu sa mamie pas du tout bienveillante qui n'est jamais contente et adore montrer sa supériorité à tout le monde. La preuve avec son épreuve technique à laquelle personne ne pige rien et qui nous donne même des sueurs froides à nous, devant la télé.

Et puis il y a Faustine, toujours gentille, qui fait des câlins quand une de ses « minettes » a envie de pleurer. Mais qui est aussi là pour remuer le couteau dans la plaie quand Lila n'a pas le temps de finir son gâteau : « roooh ben c'est dommage Lila, ça s'est joué à 10 secondes hein ! »

Point bonus pour l'habilleuse qui a certainement eu une promo et a habillé Cyril et Mercotte avec des doudounes assorties.

2. Culture générale

Grâce à l'émission, ben on a appris tout un tas de choses. Pour remporter la première épreuve, il fallait revisiter un opéra. Et ce qui est bien, avec M6, c'est qu'ils veulent qu'on se cultive en même temps qu'on prend des kilos. Du coup, toutes les illustrations sonores étaient des morceaux d'opéra archi-connus.

Avec l'épreuve de Mercotte, on a appris l'existence d'un gâteau hongrois composé de chocolat et de beurre (coucou le faux kouign-amann) et on a entendu des mots venus de l'espace comme « saucisse de ganache ».

Et on s'est dit qu'on aurait peut-être dû prendre pâtisserie 3e langue au lycée.

3. Dégustation au poil

Au moment où le jury goûte les réalisations des candidates, on a un peu envie d'être à leur place. Mais pas trop quand même, parce que goûter 4 gâteaux hyper épais et beurrés 3 fois dans la soirée, ça finit par donner un peu la nausée.

Cyril nous régale de sa bouche grande ouverte et nous fait penser à Pumba en train de s'enfiler des larves dans le « Roi Lion. » Et il fait des mimiques de sourcils pour faire peur aux candidates et leur faire croire qu'elle ont raté leur gâteau (ouh le vilain).

Ensuite, on a droit au classement des médailles olympiques pour savoir qui est la meilleure et qui est la plus nulle.

Et ça s'applaudit sans aucune chaleur en faisant des sourires crispés tellement pas naturels qu'on se dit qu'elles vont finir par s'étriper avec des spatules. On aimerait bien d'ailleurs, ça mettrait un peu d'action.

4. Cour de récré

Cette émission, c'est aussi un joyeux bordel où 4 nanas en petite robe courent partout comme des poulets sans tête pour avoir le temps de préparer leurs 45 gâteaux en 10 minutes. Elles se font des petites blagounettes entre elles pour faire l'animation et on se demande si elles-mêmes y croient tant ça semble scénarisé quand même.

Et puis chacune a ses petites particularités : on a Lila qui aime bien râler et la ramener en mode madame je sais tout, on a Sandrine qui aime bien critiquer les épreuves de Mercotte et surtout, on a Chelsea, l'australienne aux boucles d'oreille en forme de bananes qui a un accent tellement prononcé qu'elle dit "guenatch'" au lieu de ganache et qu'on se met à ressentir ce qu'ont ressenti les premiers lecteurs de hiéroglyphes quand on l'entend.

On adore surtout quand elles se motivent les unes les autres comme des rugbymen au vestiaire.

5. Guest-star absolue

On a vu des bandes-annonces pour cette finale toute la semaine (c'est pas vraiment qu'on passe nos journées devant la télé, mais ils en ont passé 10 pendant le début de soirée) donc on savait déjà qui allait venir faire mumuse avec de la pâte à choux : Pierre Hermé.

Et pourtant, la prod nous a offert un teasing de folie et un suspens digne du meilleur épisode de « Game of Thrones » pour annoncer sa venue aux candidates… Du coup, forcément, dès qu'il a mis un pied sous la tente du bonheur, elles se sont toutes mises à pleurer comme si on avait tué un chaton sous leurs yeux.

« Pierre Hermé c'est le Michael Jackson de la pâtisserie » nous a quand même dit Sandrine, à qui on remet la Palme d'Or de la plus belle punchline de la soirée.

6. 3 litres de larmes

Mais le « Meilleur Pâtissier », c'est surtout une magnifique aventure humaine où les candidats font des rencontres qui changent leur vie à tout jamais… L'occasion pour la prod de nous inonder de petites musiques à base de violons et de piano pour faire monter les larmes de tous les téléspectateurs.

Tout le monde a pleuré au moins une fois, même Faustine y est allée de ses petits sanglots en remerciant toutes les pâtissières de lui avoir vendu autant de rêve. C'est beau.

Et à un moment donné, on se serait crues dans « Koh Lanta » parce que les familles des candidates sont venues leur faire des petits coucous de soutiens, des bisous, des câlins, bref, ça puait l'amour.

On a failli aller chercher des mouchoirs mais il faisait trop froid alors on s'est mouchées dans la couette.

7. Overdose de cucul

Au bout d'un moment, il faut bien avouer qu'on était au bord de l'overdose quand même. Entre la tente dans la nature et les plans de bébés animaux qui gambadent dans le parc du château, on se dit que les cadreurs ont certainement été recrutés à la SPA.

La petite musique de conte de fées devient légèrement crispante au bout d'un moment et on a l'impression qu'il y a un filtre rose qui pollue notre vision parce que même Zozo, de l'autre côté du canapé, il a une tête de framboise géante.

À l'annonce de la victoire de miss guenatch', on a eu droit à un lâcher de cotillons et on a beaucoup rigolé. Pas parce que la scène était pleine d'amour et de sourires. Non.

Mais parce que dans le champ de la caméra, complètement perdue, il y avait une pauvre chèvre qui ne savait clairement pas où se mettre.

8. Bilan calorique

Le gros piège de cette émission, ce n'est pas l'envie de regarder la prochaine (en plus, là, il faut attendre un an), non, c'est plutôt toutes les calories qu'on prend parce que ça nous creuse un tel trou dans l'estomac qu'on a l'impression de ne pas avoir mangé depuis 6 mois.

On a donc englouti toutes les mousses au chocolat du frigo, avant de s'enfiler le calendrier de l'Avent en entier (et tant mieux, comme ça Noël arrivera plus vite, ou alors on en achètera un autre). Devant la tarte hongroise, on a mangé tous les petits chocolats qu'on avait achetés pour les offrir à Noël. Tant pis pour tata Suzanne.

Et devant la sculpture en chocolat dans laquelle chacune devait glisser 40 bonbons en chocolat aussi, ben on a attaqué les restes de gratin dauphinois vu qu'on n'avait plus rien de sucré dans la baraque.

 

 

Ensuite, on est allées se coucher en ayant pris 40 kilos et on a rêvé qu'on épousait un Pierre Hermé entièrement recouvert de chocolat fondu fourré à la guimauve.

 

MDS

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