Le jeune HOMME qui découvrit la CITE MAYA nous a pris pour des JAMBONS !

C’était fou, c’était beau, notre envie de contes de fée criait OUI : un jeune Québécois de 15 ans, William, découvrait une cité Maya sans sortir de sa chambre. France 2 s’en emparait et on se pâmait déjà devant la beauté de la jeunesse qui n’est pas toujours complètement corrompue par son Smartphone.

Eh bah flop. Flop flop et re-flop. Raté, foutu, terminado les contes de fée : l’ado nous a bien pris pour des jambonneaux.

 

C’est un quotidien de Montréal qui lui a tendu son premier cheval blanc : il déclarait que ce jeune passionné de Mayas avait découvert qu’en reliant les étoiles des 22 constellations, on tombait sur les 117 cités mayas. Et puis il est allé plus loin : en analysant une 23e constellation, il s’apperçut qu’il n’y avait pas 117 cités mais 118. La cité perdue se trouverait dans le Yucatan au Mexique…

 

Non mais on ne va pas lui jeter la pierre au petit, c’était pas idiot comme idée. Nous à quinze on se demandait si on préférait mourir d’amour pour Steph’ ou pour notre meilleure amie Tiff’...

Sauf que bon, les scientifiques ont commencé à mettre le nez dans les cahiers du garçon. Il faut les comprendre les types. Ils ont passé des années enfermés entre dinosaures de bibliothèque pour tenter d’élucider de tels mystères, ce n’était quand même pas pour se faire voler la vedette par un petit prépubère acnéique ?!

 

Alors Arrêt sur Images a interrogé Marie-Charlotte Arnauld, directrice de recherche au CNRS et archéologue (rien que ça…). Ce qu’elle en dit sur la trouvaille du p’tit du p’tit Willy ? « Cette histoire de planification de l'ensemble des cités en fonction des constellations est une aberration : les constellations sont des constructions culturelles (il s'agit juste de relier des points), les nôtres nous viennent des Grecs !" 

 

Ah bah oui du coup les Mayas ne pouvaient pas les connaître…

 

Finie la gloire, tout le monde crie au scandale et à la manipulation…

 

Nous on est dégoutés : ça ne marche pas les contes de fée.

 

LP.

 

 

Crédit Photo / Académie Antoine-Manseau