Comment j’ai SURVECU à la 1ère année de mon BEBE

Quoi, tu prends un congé parental ? Trop la chance, tu vas pouvoir flemmarder en étant payée pour ça ! Que la prochaine qui vous dise ça connaisse à son tour les joies d’avoir un môme et de le garder à la maison. H24. Pourtant, tout avait bien commencé…

 

 

 

 

1. Post-accouchement : j’ai un bébé ! j’ai un bébé !

La larme à l’œil, vous contemplez béatement ce petit être minuscule qui a failli vous tuer en venant au monde. Encore sur votre petit nuage, vous ignorez ce qui vient de vous tomber dessus et vous vous extasiez sur ses petits petons trop mignons. Sinon, vous pleurez à chaudes larmes et à tout bout de champ sans savoir pourquoi (on appelle ça le « baby blues », mais c’est sûrement l’instinct de survie qui tente de vous prévenir en fait).

2. Le retour à la maison : ça commence à piquer un peu…

Vous commencez à redescendre sur terre en voyant l’état de votre intérieur laissé à la garde du papa (ou du chat) pendant que vous vous remettiez sur pied (si bébé vous en a laissé le temps). Mais entre un bébé qui braille non stop et la pile de vaisselle sale dans l’évier, le choix est vite fait. Jusqu’à ce que…

 

 

 

 

3. Insidieusement, vous devenez l’esclave du foyer

Avant, il y avait le chat, puis vous. Maintenant, il y a le bébé, le chat, puis vous. Et puisque vous ne « travaillez pas » (respirez profondément),  c’est qui qui va descendre les poubelles, faire des lessives à n’en plus finir (encore une couche qui a débordé ?) et préparer un chouette repas pour le chouette papa si fourbu le soir ? On vous le donne en mille : c’est bibi. Mais bibi va aussi se lever la nuit pour nourrir le monstre affamé que vous avez engendré, le bercer pendant des heures jusqu’à ce qu’il daigne s’endormir, le promener en poussette pour qu’il arrête de crier, le changer 10 fois par jour, tenter de comprendre pourquoi il pleure ENCORE…

 

 

 

 

4. Ouf, il dort

Oui mais non. Vous croyez que vous allez pouvoir fermer les paupières 30 minutes, mais vous vous fourrez le doigt dans l’œil. En fait, il n’a plus TELLEMENT envie de dormir, finalement. Peut-être qu’il veut que vous le berciez. Ou alors il a faim ? Ou bien il veut un massage du ventre. En désespoir de cause, vous lisez et relisez ce fichu bouquin de Laurence Pernoud qui vous assure qu’une maman apprend très vite à reconnaître la signification des pleurs de son bébé. C’est sûr : vous n’étiez pas faite pour être mère.

5. Le retour de la cuillère

D’abord, vous sautez de joie, toute excitée à l’idée de faire découvrir à choupinet les bons fruits et légumes bio que vous avez acheté exprès pour lui. Pleine d’enthousiasme, vous préparez 20 petits pots : haricots verts, carottes, potiron, épinards, pommes, poires, pêche, banane… vous voilà devenue experte dans l’art d’éplucher, découper, cuire vapeur et mixer. Vous apportez triomphalement à choupinet le fruit de vos efforts. En juge impitoyable, il vous recrache le tout à la figure. Vous terminez au rayon « petits pots » de votre supermarché. Non mais.

 

 

 

 

6. Vous entrevoyez la lumière au bout du tunnel

Ça y est, le moment est venu de confier bébé à une nounou/crèche, autrement dit : de redécouvrir les joies de la vie en société. Parler à des GENS, de sujets NORMAUX autres  que les couches et les dents qui poussent, déjeuner en toute tranquillité, revenir le soir chez vous avec un chemisier sans taches…

On vous rassure : on les adore, nos bout’chou ! Bon courage à toutes les mamans !

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