SEXE : la VULVODYNIE, c’est QUOI ?

Douleurs, inconfort intense et brûlures vulvaires caractérisent cette maladie.

Une galère encore méconnue qui toucherait entre 7 à 16% des femmes.

Retour sur une maladie mal diagnostiquée.

1. Comment la reconnaître ?

La vulvodynie est encore mal diagnostiquée car elle est très difficile à dénicher. A l’examen, on ne constate pas de lésions, d’infection, de pertes anormales ou d’anomalie neurologique.
La douleur se situe souvent à un point précis, entre le clitoris et le début des petites lèvres et se déclenche lorsqu’on effectue une légère pression.

Les médecins déclarent souvent un banal « Il n’y a rien. », et emploie parfois le terme de « vulvodynie » si les douleurs vulvaires durent depuis plus de trois mois.

Les douleurs apparaissent souvent autour de 25 ans, décroissent puis font leur retour autour de 40 ans.

2. Ca vient d’où ?

On a remarqué que les douleurs pouvaient survenir lors des premiers ports de tampons, des premiers rapports sexuels, après une infection urinaire, une mycose, suite au premier accouchement, après une chirurgie ou après un traumatisme local.

Certains chercheurs penchent pour une hypersensibilité liée au système nerveux ou à des troubles hormonaux entrainant parfois une sécheresse vaginale. Hypothèses qui restent invérifiées…

3. Des douleurs mentales ?

Le mental joue son rôle dans l’affaire, évidemment… De telles douleurs perturbent la vie sexuelle d’une femme qui peut tomber dans la dépression, ayant l’impression de « perdre » sa féminité.

On ne sait si ces traumas sont les conséquences ou les causes de la maladie. Simplement, les chercheurs ont constaté que les femmes ayant subie un choc (infidélité, divorce, deuil, conflits conjugaux) sont plus sujettes à la vulvodynie que le reste de la population.

La seule certitude est le risque du cercle vicieux installé : on a mal lors d’un rapport, puis on a peur d’avoir mal et cette peur nous fait avoir mal…

4. Comment la soigner ?

Pour le moment, les médecins prescrivent des soins lubrifiants ou hydratants voire des crèmes anesthésiques à appliquer entre les rapports.

En cas de douleurs installées, des séances de kinésithérapie sont prescrites pour apprendre à relâcher les muscles pelviens.

Certaines suivent aussi des séances d’hypnose, des thérapies comportementales ou des psychothérapies pour se désensibiliser de la peur. The Journal Of Sexual Medicine a découvert que les thérapies apprenant à relâcher et étirer les muscles pelviens diminuaient les douleurs lors de la pénétration.

S’il s’agit d’un problème hormonal, toute prise d’hormones est interdite.

Acide hyaluronique en injection et laser vaginal sont des pistes prometteuses pour l’avenir mais toutes sont encore en phase d’étude.

 

Même s’il la vulvodynie est complexe, il est néanmoins possible d’en guérir grâce aux diverses thérapies disponibles. On ne désespère pas !

Crédit Photo : Pinterest