Je ne veux PAS D’ENFANTS et je ne suis PAS MALADE !

On a toutes entendu au moins une fois qu’une femme n’était vraiment épanouie le jour où elle accédait aux joies de la maternité. Ces fameux « Tu verras quand tu auras des enfants ! » ou « C’est son côté maternel qui ressort… »

Mais parfois, on n’a ni côté maternel ni envie de bébé hurlant et on ne comprend pas, dans notre chair, que ce soit un bonheur ultime d’abriter pendant neuf mois un être vivant… Est-on anormales pour autant ? Cela fait-il de nous des demi-femmes ? NON !

 

 

1. Instinct maternel mes fesses 

L’instinct maternel est perçu comme un mythe magique qui englobe chaque femme d’une aura intouchable… C’est pratique, ça permet à pas mal de gens de ranger les femmes dans une case bien solide. Avec l’instinct maternel, suit la sensibilité, l’émotivité, la douceur et tout le tintouin qui veut faire de nous des chamallows mous entourés de colliers de couches et de gâteaux rose bonbon !

2. Les joies de la maternité 

Des voix de femmes commencent à s’élever contre ces fameuses « joies de la maternité », elles expliquent que si c’était à refaire, eh bien non… elles ne le referaient pas ! Elles avouent qu’avoir un enfant est un moyen sûr pour ne pas se poser de questions sur la vie. Cela permet de s’y enfermer comme une évidence et un but à suivre… Faire passer ses enfants avant tout est une idée quasi obligatoire lorsque l’on a fait des trolls, sauf que pour beaucoup, c’est le meilleur moyen de s’oublier.

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3. Ce n’est pas un choix par défaut 

Une femme qui dit ne pas vouloir d’enfant cache toujours un problème… C’est ce que pensent trop de gens ! Non, ce n’est pas juste pour faire passer sa carrière en premier, non ce n’est pas parce qu’elle n’a pas trouvé le bon père et non ce n’est pas parce qu’elle est stérile ! C’est une question de liberté. Le choix d’être seule quand on le désire, de ne pas subir la pression d’autres (ces petits êtres omniprésents une fois qu’ils sont arrivés).

4. Pression parentale 

Lorsque l’on arrive en âge de procréer, les parents s’en donnent à cœur joie pour évoquer leur envie d’être grands-parents ! Une petite voix qui finit par nous dire que « Bon et bien, on va devoir y passer un jour ou l’autre ! » Sauf que parfois, notre corps et notre esprit nous disent simplement NON !

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5. Pas faite pour être mère

Eh oui, toutes les femmes ne sont pas faites pour être mères. D’ailleurs, certaines le vivent très mal ! Elles pensent à leur vie d’avant avec regrets. Ces moments rien qu’à elles, ces petits plaisirs solitaires, ces partages avec le papa, qui n’était pas un papa, juste un amant rien qu’à soi, où tout se passait tellement mieux, quand on ne se disputait pas pour savoir qui allait mettre le pyjama du troll…

6. Une dépendance affective totale

Nombreuses femmes ne sont pas à l’aise avec l’idée de vivre dans la dépendance affective totale. Un homme, une amie, on peut les quitter. Un enfant, non. Et il est parfois trop dur de vivre avec la peur permanente de perdre son enfant, parfois trop lourd de devoir tant aimer, parfois trop oppressant d’être TOUT pour un petit être.

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7. Refus du corps

Un bébé, dans sa chair ? Ah que non ! Eh oui, parfois le simple fait de s’imaginer du lait plein la poitrine, une chose vivante dans le ventre et un rôti de trois kilos à expulser terrorisent. Parfois, on ne le sent pas, dans son corps, et c’est comme ça. Cela ne fait pas de ces femmes des garçons manqués qui auraient voulu être des hommes, non non, elles sont très bien dans leur corps de femme, mais parfois, le corps de femme ne veut pas devenir un corps de maman. Il faut pouvoir accepter une forme de passivité animale, et ce n’est pas facile pour toutes.

8. Les enfants ne m’attendrissent pas

Porter un bébé dans leurs bras est un calvaire pour certaines. Les enfants ne les attendrissent pas, les insupportent voire les dégoutent. C’est comme ça, ça ne fait pas d’elles des mégères névrosées, ni des vieilles filles aigries et irascibles. On n’est pas obligées d’aimer les bébés (c’est vrai quoi, c’est tout mou, ça bave et avez-vous vu leurs yeux ? Terrifiants !).

 

Il y a encore du chemin à parcourir pour faire comprendre cela à la société… Courage Mesdames, et soyons épanouies !

 

Léa Philippe

Crédit Photo / Pinterest