Je BOIS quoi à NOËL pour ne pas être bourrée comme TONTON ?

Oui, chaque famille a son tonton qui finit toujours bourré au repas de Noël : Marcel, Jojo ou Thierry, ont toujours le coude un peu leste et finissent immanquablement par créer un fort sentiment de gêne et une envie très pressante de reprendre la clope juste pour avoir une bonne excuse de s’échapper 10 minutes.

Alors comme j’ai bien eu le temps pendant toutes ces fêtes de famille interminables d’observer avec attention le phénomène, j’ai élaboré une stratégie parfaite pour ne jamais ressembler à Jean-Jacques (oui, il s’appelle comme ça, le mien)… 

1. Y aller franco d’entrée de jeu

Bon, tout le monde est arrivé, les cousines pipelettes et les petits neveux malpolis (mais QUI va enfin dire à ce mioche d’arrêter de fourrer ses doigts dégueu dans les mini-toasts au foie gras, hein ?!), les choses sérieuses vont pouvoir commencer… autrement dit, champaaaaaaaaagne !

Là, OK, je ne vais pas me faire prier, surtout qu’il va falloir tenir le coup toute la soirée… par contre on s’en tient à UNE coupe et après on « perd » malencontreusement son verre (merci ficus géant de mamie).

2. Choisir sa boisson fétiche

Non, ce n’est vraiiiiment pas le moment pour tester « la nouvelle recette de punch de tonton JJ à base de rhum »…

Le bon réflexe : faire un check-up rapide du bar et choisir ce qu’on va pouvoir lamper toute la soirée.

La valeur sûre : du vin rouge, en plus normalement à Noël en principe ce n’est pas de la piquette… L’an dernier il y avait quand même du Nuits-saint-georges !

3. Adopter la tactique du « verre toujours plein »

En vrai, j’ai souvent juste envie de devenir une grosse éponge à alcool quand je me retrouve parachutée au milieu de toute cette foule de gens qui font semblant de se supporter le temps d’une soirée « parce que c’est Noël ».

Mais, comme je n’ai surtout pas envie de finir comme JJ, je préfère lamper mon verre à petites gorgées et en garder toujours un peu histoire que personne ne soit tenté de m’en remettre un coup dès que je le pose quelque part.

4. Laisser tomber les « trous normands »

Bon, ça y est, tout le monde commence à être un peu pompette, un peu joyeux, et c’est parti pour proposer un petit « trou normand » entre chaque truc à bouffer : attends après les canapés-surprises on fait un trou normand et ensuite on attaque le saumon hein ! Et puis après le foie gras, et puis après la dinde, et puis après le fromage…

Là, en principe, comme mon estomac a rendu l’âme depuis les canapés-surprise (invention de Satan), je m’arrange pour passer mon tour à chaque coup (très facile à faire : focaliser sur un mioche à engueuler, il y en a toujours un qui fait une connerie).

5. Alterner

Alors non, non et non, cette fois ne surtout pas alterner entre rouge, blanc moelleux, champ’, porto… perso, je m’en souviendrai à VIE, de la migraine monumentale de la dernière fois, et surtout toute la famille se fait un malin plaisir de me rappeler les photos qui ont suivi…

En revanche, compter sur cette règle très simple qui me sauve la vie à chaque coup : pour chaque verre d’alcool bu, hop quelques gorgées d’eau derrière. Ça cale, ça hydrate (moiiiiins de gueule de bois le lendemain !), et ça aide à garder les idées bien claires quand il sera l’heure de dire NON à la bûche pâtissière bourrée de crème au beurre qui vous file la gerbe.

 

Aurélie Poumailloux

Crédit photo : Pinterest