"Choses que je croyais perdues" de Clémentine Mélois : faire ses cartons quand tout est fini
Émilie a cassé le verre à moutarde Musclor. Celui que son ex avait acheté dans un vide-greniers. Elle fait ses cartons, elle déménage, et chaque objet qu'elle emballe déclenche un souvenir, une époque, une version d'elle-même qu'elle croyait rangée.
1. Pourquoi on aime ce livre ?
Parce que Clémentine Mélois a trouvé la forme parfaite pour raconter la rupture : pas un roman de guérison, pas de grand discours sur le deuil amoureux. Juste des objets qui parlent. Un rouleau de sopalin, une penderie, un journal de province. La nostalgie et l'humour s'équilibrent avec une finesse désarmante. On sourit souvent.
2. Pour qui est ce livre ?
Pour toutes celles qui ont un jour fait des cartons en pensant que le plus difficile était de décider ce qu'on garde. Ce roman touchera toutes celles qui croient que les petits riens du quotidien méritent d'être racontés.
3. On lit ou pas ?
Oui, avec tendresse et bienveillance. Choses que je croyais perdues prouve qu'on n'a pas besoin de grands drames pour faire des beaux récits. On referme ce livre avec cette phrase qui reste : tant qu'on peut raconter leur histoire, ces choses ne sont pas vraiment perdues.
Editions L'arbalète Gallimard : 19 €