"La Vierge jaune" de Foucauld Duchange : grandir sans mère, avec l'art pour seul refuge

Il n'a jamais connu sa mère. Elle est morte quand il avait quatorze mois. Alors il a grandi entouré des tableaux d'Eugène Leroy, peintre singulier du XXe siècle, ancien élève de son grand-père. Et parmi ces toiles, une en particulier l'a accompagné toute son enfance comme une présence silencieuse.

"La Vierge jaune" de Foucauld Duchange : grandir sans mère, avec l'art pour seul refuge

1. Pourquoi on aime ce livre ?

Parce qu'il pose des questions immenses avec une légèreté remarquable. Peut-on croire en l'art ? Est-ce que la peinture nous protège ? Un tableau peut-il contenir le secret d'une vie ? Foucauld Duchange n'y répond pas directement. Il raconte, il se souvient, il observe. Et dans cet espace entre l'art et l'intime, quelque chose de rare se passe.

 

2. Pour qui est ce livre ?

Pour toutes celles qui ont cherché dans un objet, une image ou une œuvre le visage de quelqu'un qui n'était plus là. Ce roman parlera à celles qui aiment l'art sans être spécialistes, à celles qui s'interrogent sur la transmission et à toutes celles qui ont grandi avec un manque qu'on ne leur a jamais vraiment nommé.

 

3. On lit ou pas ?

Oui, limpide et drôle comme promis, mais aussi infiniment émouvant. La Vierge jaune est un premier roman comme on en croise rarement : tenu, juste, habité. On referme ce livre avec l'envie de regarder différemment tous les tableaux qu'on a croisés sans vraiment les voir.

 

 

 

Editions Gallimard : 19 €