"Les Enracinés" de Claire Norton : 1912, la Bretagne et une jeune femme qui refuse son destin
Été 1912, centre-Bretagne. Une charrette bascule dans un champ de blé et une femme meurt. Marie Guillou a 17 ans. Elle doit taire son chagrin, prendre la place de sa mère et tenir la ferme familiale dans un monde où les jeunes filles n'ont pas voix au chapitre. Sauf que Marie lit en secret. Et les livres, dans ce monde-là, sont déjà une forme de résistance.
1. Pourquoi on aime ce livre ?
Parce que cette tension entre enracinement et émancipation donne au récit toute sa profondeur : il ne s'agit pas d'opposer la campagne à la liberté, ni la tradition à la modernité, mais de montrer ce que coûte le fait de vouloir choisir sa vie lorsqu'on dépend d'une ferme, d'un père, d'un nom et du regard des autres.
2. Pour qui est ce livre ?
Pour toutes celles qui aiment les grandes sagas familiales portées par des femmes qui refusent de se laisser écraser. Ce premier tome est une magnifique fresque à la fois rurale, familiale et historique, portée par une plume d'une grande beauté picturale, qui célèbre la force des femmes, la terre et les racines.
3. On lit ou pas ?
Oui, et on attend le tome 2 avec impatience. Cette saga historique en trois tomes s'achève au milieu de la Première Guerre mondiale, sur une note qui donne envie de tourner immédiatement la page suivante. On referme Les Enracinés les pieds dans la boue bretonne, le cœur plein et l'envie de retrouver Marie au plus vite.
Editions Robert : 20,90 €