"Les années souterraines" de Hugo Lindenberg : le roman qui dit tout ce qu'on n'a jamais pu dire à son père

On a tous, quelque part, un appartement qu'on ne veut plus revoir. Un endroit chargé de ce qui ne s'est pas dit, de l'amour qu'on n'a pas reçu. Le narrateur doit y retourner. Son père vient de mourir, l'appartement du quinzième arrondissement est à vendre, et avec lui toute une enfance qu'il pensait avoir laissée derrière lui.

"Les années souterraines" de Hugo Lindenberg : le roman qui dit tout ce qu'on n'a jamais pu dire ...

1. Pourquoi on aime ce livre ?

Parce que Hugo Lindenberg écrit avec une économie de mots qui fait mal exactement là où il faut. Ce qui touche, c'est ce narrateur adulte qui se perçoit encore comme un intrus dans sa propre histoire. La langue est somptueuse, ciselée, et pourtant jamais froide. On a l'impression que quelqu'un a mis des mots sur quelque chose qu'on n'avait jamais réussi à formuler.


2. Pour qui est ce livre ?

Pour toutes celles qui ont grandi dans le silence d'un parent absent, et qui portent encore ce silence quelque part en elles. Au-delà de la relation père-fils, c'est un roman sur ce qu'on fait de son enfance une fois adulte. Est-ce qu'on la vend avec l'appartement, ou est-ce qu'elle nous suit quoi qu'il arrive ?


3. On lit ou pas ?

Oui, mais on vous prévient : on ne ressort pas indemne. On referme Les années souterraines bouleversé, un peu vidé, mais reconnaissant. Ce n'est pas un roman qu'on lit pour se distraire. C'est un roman qu'on lit pour se retrouver.





Editions Flammarion : 21 €