J’ai des PROBLÈMES avec le COIFFEUR

Cela fait huit mois que je ne suis pas allée chez le coiffeur, et ce n’est pas parce que je me rase le crane ou que j’ai des cheveux sublimes, c’est juste parce que j’ai des problèmes ave le coiffeur. Par le coiffeur en particulier, lui il est gentil, mais le concept « Ta tête devient une œuvre d’art entre mes mains » ou « Si tu coupes juste les pointes, ça sert à rien, il faut qu’on enlève un bon 6/7 centimètres… »

Je deviens faible chez le coiffeur, je ne suis plus moi, je me dis que je dois passer un cap, et que oui, ce carré court est un bon début pour une nouvelle vie pleine de piment.

Sauf que non. La vie est nettement moins pimentée quand on est bourrée d’épis… Alors voilà, je suis traumatisée du coiffeur.

1. Le trauma d’enfance

Je pense que mon problème vient d’une (bon, de douze) tentative de coupe de cheveux ratée. Les années 90 ont fait beaucoup de mal aux cheveux, à croire qu’un mec s’est dit : « Hey ! Mais il faut arrêter avec ces cheveux souples et beaux. Soyons futuriste, mettons du gel, déstructurons, virons toute symétrie ! »

Si je retrouve ce type, je le fume. Non deux mèches de chaque côté du visage ne sont pas une bonne idée ; un dégradé qui commence à deux centimètres du crane non plus et tout faire tenir avec du gel nous donne juste des têtes de jeunes fions… Enfoiré qui nous a fait passer une adolescence pourrie.

2. Le mauvais choix

Obnubilée par UNE coupe de cheveux vue sur Pinterest, me voilà arrivant chez le coiffeur avec mon moodboard… « Oui mais là vu tes cheveux, ça va pas rendre pareil… »

Bien sûr je n’écoute pas, je me dis que cette coupe est tellement divine qu’elle ne pourra que me recouvrir de grâce jusqu’à la fin de ma vie.

Non, bah non. Quand on veut une coupe ultra raide alors qu’on a les cheveux ultras souples, ça donne juste un énorme raté capillaire qui met des mois à s’en remettre.

Et quand on a passé une année à mettre des barrettes et à se faire des chignons faute de mieux, eh bien on a peur de retourner chez le coiffeur !

3. L’acquiescement fatal

« On coupe !  Allez d’accord on coupe ! » Noooooooooooooon, j’avais pourtant répété chez moi… A la question : « On coupe ? Ça leur fera du bien ? » On dit : « Oh non non juste deux trois centimètres, je veux les laisser pousser… »

Mais non, moi je me sens dans un autre monde et dis oui à tout ce qu’il me propose comme si j’allais ressortir aussi chic qu’une Deneuve… Il ne faut JAMAIS dire « Oui, on coupe. » c’est exactement comme dire à l’esthéticienne nonchalamment : « Oh oui d’accord enlevez tout. »

4. L’enivrement du salon

Je n’ai qu’à sentir deux minutes les produits chimiques, les odeurs de bac à shampoing, les fortes effluves de coloration et le coiffeur fait ce qu’il veut de moi. Rousse ? Mais c’est vrai que ça pourrait m’allait !

Je me fais papouiller, shampooiner, masser (massage fait exprès pour que tu deviennes un légume obéissant) et pof, je feuillette un vieux Gala, vois Mylène Farmer et m’emballe. Non bah non hein, c’était pas une bonne idée, je n’ai pas du tout un roux chatoyant à la Jessica Chastain mais un auburn bizarre qui me donne vingt ans de plus il y a trente ans… Complexe.

5. La ruine absolue

Je suis dans ma routine « Moins de produits, plus de bio, des huiles, du karité… » et voilà qu’on me sort, comme toujours, LA gamme faite pour moi. Très hydratante mais qu’il n’alourdit pas le cheveu et laisse un parfum divin…

Je ne suis plus moi, je prends. Sérum, bain, masque… Des trucs que j’ai déjà testés mais qui ont l’air plus efficace sur la petite étagère du coiffeur…

 

Du coup j’ai peur d’aller chez le coiffeur… Et suis devenue experte en coupage de mèche seule. Mais je me demande si le blond vénitien ne m’irait pas…

 

LP.

 

 

 

 

 

Crédit Photo / Pinterest