MASTURBATION : la PRATIQUE du MAL #DevilInside

Booooouh, baaaaaaah, aaaaaaaaaeeeuuuuurk… La masturbation des femmes ? Ouhlala c’est pas beau, c’est pas jojo, c’est… Gros macho ?

Oui un peu. Société de gros macho qui véhicule encore et toujours des clichés bien crétins. Alors que la masturbation masculine veut dire qu’on devient un homme, qu’on devient viril, qu’on est un mec quoi, la masturbation féminine est encore une pratique un peu sorcière…

Entendrions-nous un jour, parce qu’on commence à se toucher le clitoris : « Ça c’est ma grande fille ! Une vraie petite femme en puissance ! » Ah bah non, jamais (bon, c’est au moins l’avantage qu’on a : ne pas se taper un telle réflexion en plein repas de famille devant la confrérie des décideurs de passage à l’âge adulte #TontonJoEtPapyGégé.)

Mais nom d’un gnou, cette pratique est vitale pour les petites femmes en puissance !

1. La confiance retrouvée

Non mais vous croyez que c’est facile de devenir une femme ? Il faut être fortes comme les boucs, douces comme les bébés lapins nains, caractérielles comme les lionnes mais gentilles comme les pandas roux.

Et ne parlons pas de notre corps : trop petit, trop gros, trop large, trop long, pas assez plat, trop bombé… Une vraie étude à la truelle qu’on subit !

Alors pour se dépêtrer des nœuds de marins pêcheurs experts qu’on a dans le cerveau, on doit au moins être en phase avec soi-même, corps trop mou ou trop fin qu’on ait !

Et pour ça, la masturbation nous offre les clefs de la sérénité (et de la jouissance, faut avouer). Découverte du corps, plaisir rien qu’à soi, érotisation de son petit moi (qui s’en prend des coups !)

Alors on se met ça en tête : se toucher, c’est s’aimer.

2. La maîtrise du plaisir

Il faudrait rappeler à pas mal de zozo que le clitoris n’est là que pour le plaisir. Il ne sert pas à se reproduire, il ne sert pas à faire la vaisselle ni à élever les gosses.

Ah bah nous on suit à la lettre ce qui Dieu, Mère Nature ou Le Génie D’Aladin nous a filé… Et on s’exécute.

Un organe du plaisir ? On se doit quand même de la maîtriser. Vous ne laisseriez pas crever le ficus qu’on vous a offert ? Vous mettez les mains dans le terreau et apprenez.

Bah là c’est pareil. Pour être reine du sexe, on apprend à gérer le plaisir. Et plus on fait, plus on sait quel type d’arrosage a besoin le ficus et quelle exposition il lui faut…

Tistou les Pouces Verts… !

3. Maîtriser ses envies

Non, la masturbation ne vous dira pas qu’il ne faut pas reprendre du gratin de patates pour faire attention à sa ligne mais ça vous dira ce que vous aimez ou non. Et c’est ultra important pour être bien au lit.

Si vous savez ce que vous voulez, vous apprécierez davantage vos folles envolées sur l’oreiller et Rocco, lui, il sera ravi. Bah oui, il est paumé souvent le mâle. On lui a peut-être dit que « C’est bien mon fils, tu deviens un homme. » Sauf qu’on a souvent oublié de lui dire que savoir s’astiquer la tulipe, ça ne donnerait pas grand-chose quand il sera face à… Une Femme #BrrrrrGrandFrisson.

On prend les rênes du plumard, et on gère cette partie avec brio ! (Lui il aura qu’à s’occuper de la lessive, c’est facile ça. Quoi que non, y a plusieurs boutons (avec un seul il galère déjà…). Bon, lui mettre un post-il sur la machine.)

4. La paix retrouvée

Avantages collatéraux de la masturbation : la paix et la santé. Si si, c’est le meilleur somnifère du monde, ça booste les défenses immunitaires et en couple, ça permet d’avoir plus souvent envie de se faire une petite partie de galipettes-courbettes.

Ah ah ! Ils avaient pas pensé à ce dernier point les crétins qui nous écrivaient des « Manuel de la parfaite bonne épouse » !

Dans les flancs les années 50 ! (Bon on garde juste les robes, c’était plutôt joli.)

5. Le bonheur de Charmant

Bah ouais, parce qu’on est super altruistes dans le fond, on pense au mâle tout perdu qui croit encore que si une femme se masturbe, c’est parce qu’elle n’est pas heureuse au lit (oui oui… Ils ont un train de retard on vous dit).

Alors on explique à Johnny - ça c’est notre côté maitresse d’école maternelle, un reste des années 50 peut-être - comment ça marche les femmes. Parce que si ce n’est pas nous qui le faisons, qui le fera hein ? Leur vieux père qui a toujours besogné bobonne entre le dijo et le dessert ? Bah non.

A nous de changer les mentalités, pour notre plaisir (hinhin on n’est pas folles) et le leur (oui ENFIN ils vont savoir se servir de leur dix doigts !)

 

LP. 

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