REGIME sans GLUTEN : vital ou pipeau ?

Cela fait quelque temps que le no-gluten est ancré dans nos régimes comme dans nos supermarchés… On a bien goûté un peu de pain fadasse et une biscotte à la farine de châtaigne, mais on ne sait pas s’il faut ou non, se décider à bannir le gluten de notre alimentation…

Alors, que faire ?

 

 

 

 

 

1. Une mode glamour

Avouez qu’un régime qui n’en est pas un, c’est beaucoup plus glamour ! « Non non pas de pizza pour moi j’ai arrêté le gluten » est plus classe que « Je ne prends pas de pain car j’essaie de perdre ce gros bourrelet qui me barre le ventre. »

En plus, comme toutes les stars glamour s’y sont mises (Jennifer Aniston, Gwyneth Paltrow, Nathalie Portman, Zooey Deschanel …), c’est un moyen chic de se dire qu’on ne fait pas un régime, mais que l’on change de mode de vie.

Pourtant, vouloir bannir le gluten parce que cela fait maigrir est bien souvent une erreur. Les préparations sans gluten sont souvent très sucrées ! Vous pouvez vous gaver de Coca et de chips sans gluten… Votre santé n’ira pas mieux pour autant !

2. Sensible au gluten

On ne parle pas encore d’intolérance ou d’allergie, mais de sensibilité au gluten non cœliaque. Ça veut dire quoi exactement ? Simplement qu’ingérer du gluten provoque des symptômes tels que des remontées acides, des ballonnements, des douleurs articulaires, des maux de tête ou de la fatigue chronique.

Consultez un médecin pour diagnostiquer le problème et adapter ainsi votre régime.

 

 

 

 

3. L’intolérance au gluten

Appelé aussi maladie cœliaque, il s’agit de la destruction de la paroi intestinale (ce qui provoque, en enfilade, tout un tas de maladies touchant les autres organes). Cela peut aller de la migraine chronique au cancer de l’intestin. Avant le drame, on passe par des douleurs articulaires, des pertes de ses cheveux, de l’insomnie, des états dépressifs ou des douleurs abdominales. Il existe 1 à 2 personnes sur cent qui souffrent d’une maladie cœliaque, dont 80% qui ne le savent pas.

4. L’allergie au gluten

Elle est beaucoup plus rare et se manifeste par des réactions violentes : rougeurs, œdème, chute de tension, perte de connaissance, choc anaphylactique… Il y a donc une marge avant de dire que l’on est « allergique au gluten »…

5. Moins de gluten, meilleure santé ?

Certains médecins prônent tout de même la réduction voire la disparition totale du gluten dans notre alimentation. Oui, mais pourquoi ? Parce que le gluten moderne a bien changé du gluten de jadis ! Le blé est devenu fort suspect, il est modifié et beaucoup plus riche en gluten qu’avant. Notre estomac deviendrait alors poreux : plein de petits trous perceraient ses parois et ouvriraient la porte à un grand nombre de maladies.

 

En quête de santé, quel remède soi-disant miracle notre société va inventer pour nous sauver ?

 

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