SEXE : j’ai COUCHÉ avec la PETITE SIRÈNE

Notre collègue Patoche était tout pâlot… On lui demande « Bah Patoche ? Tu nous couves une grippe ? » Il fait la moue, ne répond pas trop… Bref, on le travaille au corps et il finit par nous lâcher qu’il en a marre des filles. On se vexe. En fait, il nous explique que les filles, elles sont méchantes. Là on réfléchit trois minutes, on repense aux conversations de la cafèt’, et on se dit que Patoche n’a pas tort… Alors on lui promet de décrocher un rencart avec quelqu’un de merveilleux, de toujours gentil et d’inconditionnellement bon. On appelle tous nos contacts et on lui trouve… La PETITE SIRÈNE (on vous passe les détails de comment on a chopé son 06, mais cela s’est organisé autour d’un marin, d’un petit garçon pêcheur de crevettes et d’un copain dauphin prénommé Chiper).

 

Donc voilà, moi c’est Patrick (j’aime pas trop que l’on m’appelle Patoche, mais bon… Comme je suis en minorité au bureau, je m’écrase) et je me suis retrouvé dans un plan fumeux parce que j’ai eu le malheur d’ouvrir un tout petit peu mon cœur à mes collègues (oh, grand dieu je ne le ferai plus jamais). Les voilà en train de s’activer comme des mouettes autour d’un bout de brioches pour me dégoter le rencart du siècle censé me réconcilier avec toute la gente féminine…  Je laisse faire, et voilà qu’elles arrivent avec un grand sourire (ce sourire satisfait qui fait à moitié flipper) : « Patochinou (là je me retiens de lui lancer mon agrafeuse en pleine tête), tu as rendez-vous CE SOIR. Brief' ?  Bord de mer, coquillages et crustacés, pataugeage coquin avec (toutes en cœur) LA PLUS BELLE ET GENTILLE FILLE DU MONDE ! Arielle, la petite sirène.

 

Nom d’un petit bonhomme en bois. Me voilà en route pour le bord de mer avec un maillot, une bouée, un collier de coquillage fait par les filles du bureau pour offrir à Arielle et de la bouffe pour poissons « parce que peut être qu’Arielle mange ça comme elle est à moitié poiscaille » me mentionne une collègue… Arrivé à 20h30 sur « Le rocher de l’amour » parce qu’apparemment c’est un rocher en forme de cœur. Moi j’ai juste vu un gros caillou, en forme de caillou. Je m’assoie dessus et attends. Au bout de 14 petits pâtés de sable et de 12 trous creusés avec une coquille d’huître, j’entends un clapotis sur l’eau. Ce doit être une crevette. Le clapotis devient vaguelette et s’approche super vite de moi. Je flippe un peu, faut avouer que c’est pas commun. Et là, sort une petite tête rousse de l’eau. Oh la vache ! Arielle la Petite Sirène !

 

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Elle a de super grands yeux et un joli sourire ultra blanc. C’est charmant, je lui souris, un peu gêné, et lui tend le collier de perles. Elle fait la tête d’une mère qui reçoit un collier de pâtes…  Bah ouais, elles sont pas finaudes les nanas : Arielle,elle les bouffe les coquillages ! J’évite de lui lancer la nourriture pour poissons comme j’avais prévu pour l’appâter… Je la regarde droit dans les yeux du genre « Ma p’tite cocotte, toi et moi, on sait pourquoi on est là… » Alors elle se hisse sur mon rocher. Sa queue fait un gros SPLOCH en retombant sur le caillou, et ça me dégoute un peu… Je passe outre et focalise sur ce petit soutien-gorge violet qui m’a l’air de cacher des merveilles…

 

On s’approche, on s’enlace, et puis je l’embrasse langoureusement. La vache, ce qu’elle a goût de sel ! Je m’attaque à ce mini soutien-gorge violet et… manifestement, ils n’avaient pas prévu qu’on lui enlève, car il n’y a pas de crochet. Je l’arrache donc. Ça lui plait à la petite Arielle qui a l’air toute émoustillée… Par contre, ils n’ont pas oublié de lui dessiner une magnifique poitrine… Jamais vu ça auparavant ! Je reste un peu bouche bée. Trop longtemps visiblement, car Arielle prend les devants et me plaque sur le rocher.

 

Elle enlève ma chemise et m’embrasse le torse. Le problème, c’est qu’elle a dû apprendre à embrasser sous l’eau… Du coup, j’ai l’impression d’avoir un poulpe qui fait des claquettes sur moi. C’est bizarre… Et puis je me prends au jeu et ça devient assez sympa. Surtout quand elle fait de même un peu plus bas… Là, je fonds.

 

 

Nu comme des bulots sans coquille, on s’apprête à… « conclure » quand je me rends compte que… elle n’a pas de jambes ! Elle voit mon regard mi-horrifié, mi-frustré (oui plus frustré qu’horrifié à ce stade…), se met à rire et sort de la poche de sa queue - bah ouais, moi non plus je ne savais pas, mais en fait les queues des sirènes ont des poches de part et d’autre…- une petite fiole qu’elle engloutit cul sec ! Alcoolo la Petite Sirène ? Non... En cinq secondes, sa queue se met à briller, à se dissoudre et à laisser deux magnifiques petites jambes nues sur le rocher… Là, je suis au paradis. Je lui caresse les mollets (du coup elle n’a pas eu le temps de s’épiler, mais c’est pas grave, c’est mignon…) et je la renverse sur notre rocher de l'amour.

 

Alors que tout se passe torridement bien, elle me susurre « Attrape le polochon ». Machinalement, je tends le bras pour saisir un oreiller et mets la main sur un truc moue et gluant ! Je sursaute, lève les yeux et vois un poisson tout rond,  jaune et bleu, avec un sourire bizarre, en train de bouloter toute la nourriture pour poissons et de nous fixer ! Polochon, son gros pote jaune !  Je me relève en râlant, je cache mes parties intimes avec le gros poisson tout rond avant de me rendre compte de ce que je fais et de le lancer dans la flotte (sympa le mec quand même…). Et là, Arielle me sort « Bah quoi ? On fait tout ensemble ! » Je lui dis que ce n’est pas mon délire les plans à plusieurs fruits de mer et je m’en vais.

 

Le lendemain au bureau j’ai une foule de collègues qui m’accueille « AlOOOOOORS ? » Regard noir et lancé de calamar seront pour seule réponse.