"Fleur de peau" de Constance Guisset : et si un résultat d'analyse devenait un acte de renaissance !
Ava est fleuriste. Elle passe ses journées entourée de roses, de pivoines, de tulipes. Et un matin, une analyse sanguine lui révèle que tout ce beau monde l'empoisonne : des taux de pesticides alarmants dans le sang, probablement liés à sa manipulation quotidienne de fleurs. Ce qu'elle fait ensuite est inattendu : elle n'en parle à personne. Pas à ses enfants, pas à Jérôme, son mari qui ne voit rien. Et c'est précisément dans ce silence qu'elle va, enfin, commencer à exister.
1. Pourquoi on aime ce livre ?
Parce qu'il parle de ce moment précis où une femme décide de se remettre au centre de sa propre vie. La menace écologique qui pèse sur Ava n'est pas qu'un prétexte : c'est le révélateur d'un silence conjugal installé depuis trop longtemps, d'une vie qu'on a laissée se rétrécir sans s'en rendre compte.
2. Pour qui est ce livre ?
Pour toutes celles qui ont un jour eu l'impression de vivre à côté d'elles-mêmes. Ce roman parle de renaissance, d'écologie intime et de la nécessité de s'appartenir. Il touchera particulièrement celles qui jonglent entre les rôles qu'on leur a assignés, mère, épouse, professionnelle, et qui ont oublié en chemin ce qu'elles voulaient vraiment.
3. On lit ou pas ?
Oui, les fenêtres grandes ouvertes. Fleur de peau est un bouquet de délicatesse et d'arôme à lire, à sentir, à toucher. Un premier roman qui rappelle, avec une malice certaine, que la vie passe vite. Et qu'il n'est jamais trop tard pour redevenir vivante.
Editions Flammarion : 20 €