"La Dernière nuit" d’Odile d’Oultremont : quand la vengeance devient une forme de justice

Dans ce roman intense et haletant, Odile d’Oultremont transforme une histoire d’agression animale en une exploration profonde de la douleur, de la colère et du besoin de réparation. La Dernière nuit ne se contente pas de raconter un acte violent : il creuse les conséquences sociales, psychologiques et morales d’un geste irréparable, et interroge ce que signifie réellement se faire justice soi-même.


"La Dernière nuit" d'Odile d'Oultremont : quand la vengeance devient une forme de justice

1 - Pourquoi on aime ce livre ?

Parce qu’il déborde du cadre attendu. D’un côté, il y a l’acte absurde — un comte qui abat une vache dans une prairie — et de l’autre, il y a la réaction d’une femme trahie, Nikki, déterminée à affronter son ancien ami. Odile d’Oultremont ne propose pas une vengeance spectaculaire ou un thriller trop mécanique. Elle construit un procès intime et implacable, ancré dans la vie d’une communauté, où chaque émotion, chaque rancœur, chaque mot compte. La narration avance comme un appel à revisiter nos propres jugements.


2 - Pour qui est ce livre ?

Pour les lectrices et lecteurs qui aiment les romans profondément humains, capables d’aborder des sujets dérangeants sans cynisme ni sensationnalisme. Ce livre parle de justice, mais aussi de l’écart entre loi et morale, d’oppression et de réparation. Il s’adresse à celles et ceux qui aiment être troublés, remués, interrogés, sans oublier les enjeux sociaux actuels comme le traitement des animaux, le patriarcat ou la façon dont les institutions protègent ou abandonnent.


3 - On lit ou pas ?

Oui, sans hésiter. La Dernière nuit est une lecture qui saisit son lecteur dès les premières pages et ne le lâche plus. Ce roman est à la fois une tragédie sociale et une méditation sur la justice personnelle, sur le poids des actes, et sur l’énergie nécessaire pour affronter ses propres démons. Il ne laisse pas indemne.




Editions Julliard : 21 €