"Le visage de la nuit" de Cécile Coulon : quand l’obscurité révèle tout

La nuit tombe.
Les maisons se taisent.
Les fenêtres s’allument une à une, comme des regards qui s’ouvrent dans l’obscurité.
Dans Le visage de la nuit, Cécile Coulon écrit comme on avance dans un film noir : lentement, avec prudence, conscient que quelque chose rôde juste hors champ. Le silence devient une matière, l’ombre un décor, et chaque page donne l’impression qu’un secret est sur le point d’être dévoilé ou enterré pour de bon.

"Le visage de la nuit" de Cécile Coulon : quand l'obscurité révèle tout

1 - Pourquoi on aime ce livre ?

Parce que Cécile Coulon sait créer des atmosphères comme personne. Ici, la nuit n’est pas seulement un décor : elle devient un personnage à part entière. Tout semble calme, presque figé, mais sous cette surface tranquille couvent des pulsions, des silences lourds, des vérités qu’on préfère ne pas regarder. L’écriture est sèche, précise, sans fioriture, et chaque phrase semble avancer au bord du vide.


2 - Pour qui est ce livre ?

Pour les lecteurs qui aiment les romans sombres, où la psychologie compte autant que l’intrigue. Pour celles et ceux qui apprécient les récits où la tension monte lentement, presque imperceptiblement, jusqu’à devenir impossible à ignorer. Le visage de la nuit s’adresse à ceux qui aiment être dérangés, mais pas gratuitement : ici, tout a du sens.


3 - On lit ou pas ?

Oui, sans hésiter. C’est un roman qu’on lit d’une traite, comme pris dans un courant sombre mais hypnotique. Un livre qui laisse une trace, une impression de malaise discret, et cette sensation rare : celle d’avoir traversé une nuit intérieure dont on ne ressort pas tout à fait indemne.




Editions L'Iconoclaste : 21,90 €