"Fauves" de Mélissa Da Costa : sous le chapiteau, la liberté a un prix

Tony a 17 ans et une urgence au ventre : partir. Après une énième déflagration familiale, il fuit un père violent et tombe presque par hasard sur un cirque itinérant, quelque part sur les routes de France. Dans Fauves, Mélissa Da Costa nous embarque dans les coulisses d’un monde à la fois fascinant et rude, où l’on apprend vite que les cages ne sont pas toujours celles qu’on croit.

"Fauves" de Mélissa Da Costa : sous le chapiteau, la liberté a un prix

1 - Pourquoi on adore ce livre ?

Parce que c’est un roman qui rugît plus qu’il ne caresse. Mélissa Da Costa change de registre et signe un récit plus sombre, plus âpre, qui parle de violence héritée, d’emprise, de domination, et de cette question obsédante : comment sortir de sa cage. Le cirque devient un théâtre humain, une famille de fortune, un endroit où l’on se réinvente autant qu’on se perd. Et au milieu, les fauves, aimantés par la peur qu’ils inspirent… et par ce qu’ils révèlent.


2 - Pour qui est ce livre ?

Pour celles et ceux qui aiment les romans d’atmosphère, les récits initiatiques, et les histoires où la beauté se frotte au danger. Pour les lecteurs sensibles aux personnages cabossés, aux univers fermés (et pourtant ouverts sur toutes les failles humaines), et à une écriture sensorielle qui ne triche pas.


3 - On lit ou pas ?

Oui. Fauves est prenant, parfois brutal, mais impossible à lâcher. C’est un roman sur la liberté, la survie, la transmission, et sur ce moment où l’on comprend que grandir, ce n’est pas devenir sage : c’est apprendre à ne plus se laisser dompter.




Editions Albin Michel : 23,90 €