PÉRINÉE : je commence tout de suite à MUSCLER ? #BodyBuilding

Avant, je me disais que j’aurais touuuuuuut le temps de voir ce que c’est exactement, où ça se situe, tout ça tout ça…

Et puis, un jour, ma meilleure pote est tombée enceinte et m’a raconté des trucs qui m’ont fait légèrement flipper.

Du coup, depuis, je suis devenue une warrior du périnée, au cas où.

1. Je situe la bête

Bah quoi ? Pour ma défense, je ne crois pas que ce point ait jamais été abordé dans le dessin animé « Il était une fois », hein.

Donc, comme une grande, j’ai cherché des schémas, j’ai potassé Wikipedia, et bim j’ai tout compris : le périnée, c’est toute une zone de muscles judicieusement placée sous le bassin pour m’empêcher de faire pipi quand je rigole trop fort. Balèze !

2. J’attaque

Histoire d’être vraiment sûre de ce que je fais, je commence par mettre en pratique ce que je viens de découvrir, et j’essaie de contracter doucement la zone en question. Je fais comme si j’avais une envie urgente mais que j’étais dans un bar à minuit sans toilettes décentes. Hop, je crois que j’ai chopé le truc !

3. Je zippe

J’imagine que j’ai une petite fermeture éclair entre les jambes (oui d’accord dit comme ça, ça a l’air un peu chelou), et je m’amuse à la remonter à volonté, avant de relâcher. Hop c’est fermé, hop c’est ouvert, hop je referme, hop je rouvre…

4. Je respire

Le but du jeu ici n’est pas de faire bosser le périnée, mais plutôt de l’aider en soulageant la pression exercée sur lui H24. Ça s’appelle de la gym hypopressive, et ça consiste tout bêtement à apprendre une technique de respiration bien particulière.

Je commence par inspirer par le nez, avant de souffler par la bouche en vidant mes poumons. Ensuite, je fais comme si je voulais prendre une nouvelle bouffée d’air, en remontant le diaphragme, mais en vrai, je n’inspire pas du tout (oui, j’aime bien jouer des petits tours à mon corps de temps en temps). Je tiens une vingtaine de secondes, avant de respirer à nouveau normalement.

5. Je me penche en avant

Nul besoin de contracter à fond son périnée pour lui montrer qui est aux commandes.

Pour l’exercer sans le brusquer, je me cale dans ma chaise, face à l’ordi (oui je muscle aussi mon périnée au bureau, et personne n’a rien remarqué !), et je me penche en avant, les coudes posés sur la table. Je garde le dos droit, et j’appuie sur les coudes.

Oui, c’est tout !

6. Je me mets au ballon

Pour varier un peu les plaisirs dans ma quête d’un périnée en béton, je me munis d’un ballon de gym.

Allongée sur le dos, les jambes pliées, je cale mon ballon entre les genoux. J’inspire et j’expire doucement en gardant le ballon bien serré, et je contracte mon périnée avant de passer aux abdos (et hop, je me fais un ventre plat en même temps).

Ensuite, je recommence mais cette fois en relâchant le tout sur l’expiration.

 

Aurélie Poumailloux

Crédit photo : Pinterest