"Brumes sur Venise" de John Banville : Venise comme vous ne l'avez jamais lue
Un homme arrive à Venise. Il observe, il flâne, il se souvient. La ville l'absorbe lentement, comme elle absorbe tout.
1. Pourquoi on aime ce livre ?
Parce que John Banville fait avec Venise ce qu'il fait avec tout : il la regarde de si près qu'elle devient autre chose. Ses canaux, ses brumes, ses palais qui s'enfoncent lentement dans l'eau deviennent le miroir d'une intériorité trouble, d'une mémoire qui remonte et d'un temps qui résiste à passer. Sa prose, souvent comparée à celle de Nabokov pour sa précision et son élégance, est ici au sommet de sa forme.
2. Pour qui est ce livre ?
Pour toutes celles qui aiment la littérature qui prend son temps et regarde les choses vraiment. Ce texte bref et dense parlera à celles qui ont aimé La Mer et à celles qui découvrent Banville ici pour la première fois. Et pour celles qui ont un jour marché dans les rues de Venise en ayant l'impression que la ville leur chuchotait quelque chose à l'oreille.
3. On lit ou pas ?
Oui, lentement et avec soin. Brumes sur Venise n'est pas un roman qu'on dévore. C'est un texte que l'on découvre avec douceur, page après page, avec la même lenteur que la brume sur les canaux. On le referme avec cette certitude que Venise n'est pas une ville comme les autres.
Editions Pavillons - Robert Laffont : 23,50 €